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dimanche 18 mai 2014

Balzac - La Peau de chagrin

   J'ai eu longtemps, je ne sais pourquoi, une véritable prévention contre Balzac. J'avais lu Eugénie Grandet et Le Colonel Chabert, mais je n'avais pas vraiment accroché. Cependant, le thème de La Peau de chagrin me semblait prometteur, alors j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai entamé ce roman...

Titre: La Peau de chagrin
Auteur: Honoré de Balzac
Genre: roman
Date de publication: 1831
Pays: France

Résumé
   Alors qu'il était sur le point de se suicider à cause de sa pauvreté et de son désespoir, un jeune homme, Raphaël de Valentin, acquiert une peau mystérieuse qui accomplit tous ses désirs. Mais, symbolisant sa vie, elle rétrécit à chaque souhait. Lors d'un dîner, il entreprend de raconter à son ami Emile l'histoire de sa vie que cette peau magique va transformer. Élevé de manière très stricte par son père, il se retrouve à sa mort avec peu de ressources. Il décide alors de les utiliser en consacrant trois années de sa vie à la rédaction d'un traité scientifique. Mais une rencontre va l'arracher à cette vie austère: Rastignac le fait entrer dans le monde en lui présentant la comtesse Foedora. En effet, celle-ci est extrêmement riche et il pourrait gagner en la séduisant puis l'épousant le luxe pour lequel il se sent né. Raphaël se prend au jeu et tombe éperdument amoureux de la belle comtesse. Pour elle, il dépense jusqu'au dernier centime de ses maigres ressources, et va jusqu'à emprunter à sa pauvre logeuse et à son adorable fille Pauline pour réussir à tenir son rang dans le monde. Mais Foedora est indifférente à l'amour, elle se joue de ses admirateurs, et quand Raphaël lui avoue ses sentiments, elle le renvoie avec froideur et mépris pour sa misère. De dépit, Raphaël fait le projet de se suicider: Rastignac lui propose le suicide par la débauche et l'entraîne dans une vie dissolue. Après avoir revu Foedora, il veut à nouveau mourir, et c'est alors qu'il entre en possession de la Peau de chagrin. Il prendra alors conscience de son merveilleux et terrible pouvoir...

Mon avis
   Ce que j'ai le plus apprécié dans ce livre, c'est la faculté admirable chez Balzac de créer des atmosphères, comme celle de la salle de jeu ou du festin au début du roman, extrêmement réalistes. Les descriptions sont toujours très fouillées, si bien qu'il est très facile de visualiser leur objet. Evidemment, cela pourrait rebuter certains...
   L'analyse psychologique et l'étude des caractères ne sont pas négligés pour autant: Raphaël est un portrait magnifique de jeune romantique, la comtesse Foedora fascine, inquiète, et intrigue à la fois, et reste finalement énigmatique, pour Raphaël comme pour le lecteur.
   Mais le roman est avant tout un roman philosophique, et Balzac l'a voulu comme tel. Il offre une interrogation, une réflexion sur le pouvoir de la volonté, du désir et de la brièveté de la vie humaine, sur "le pouvoir et le vouloir". Cet aspect m'a également bien plu. A ma grande surprise, j'ai donc beaucoup apprécié ce roman qui m'a réconciliée avec Balzac !

Mon verdict
   4/5, magique par ses ambiances 

dimanche 11 mai 2014

In English - R.J. Palaccio - Wonder

   Here is a new article about a book I borrowed almost at random...

Title: Wonder
Author: R.J. Palaccio
Genre: Novel
Country: USA

Summary
   August is quite a special child. He has a genetically-transmitted disease that makes his face look deformed. He thinks that he is ugly, and every other child who sees him runs away, screaming. Even grown-ups are surprised. This is why he never went to school. But one day, his parents dcide to let him go to middle-school, because he cannot live all alone anymore. So he goes to Beecher Prep School. Unfortunately it is very hard for him. Nobody wants to sit next to him, or talk with him, or even touch him, except a boy whose name is Jack Will, and Summer, a really nice girl. He has to face bullying.

My opinion
   By reading the summary of the book, you could think it is really sad and depressing. But it is not at all like this. It let you go into the world of childhood, that can be really cruel, but has a kind of freshness. The thing is, most of the kids are mean, but they do not really mean it,and cannot help it, they are,in a certain way, innocent. There is a duality in these children.
   Second, the story is told by several children, such as August, his sister Via, his friends Jack and Summer... It is very interesting to have children's point of view, they regard things and social relationships in such a different way from grown-ups ! I really found August was so cute, and I enjoyed a lot these children's stories. Moreover the book is not sad nor sanctimonious; and the end is charming.
   The chapters are short so the book is easy to read. And I did not have trouble understanding, the English is easy to understand. Nevertheless, the only thing that bothered me is that one chapter iswritten without any capital letter. I wonder why (excuse me, that was a really bad pun...).
   I adored this book so much that I have already ordered it on Amazon.

To conclude
   5/5, amazing

I hope I have not made too many mistakes... I am currently reading The Magic Skin by Balzac (La Peau de Chagrin).




samedi 3 mai 2014

Tourgueniev - Premier Amour

  J'avais décidé de lire un bon vieux roman russe comme je les aime...

Titre: Premier amour
Auteur: Ivan Tourgueniev
Genre: court roman (ou longue nouvelle) d'apprentissage
Date de publication: 1860
Pays: Russie

Résumé
   Un jeune homme de seize ans, Vladimir Pétrovitch, tombe follement amoureux, avec toute la force d'un premier amour, d'une mystérieuse voisine nouvellement arrivée dans la région. Lorsqu'il a l'occasion de se rendre chez sa famille, il découvre que celle-ci, jeune femme de 21 ans à la beauté exceptionnelle, est entourée d'une vraie cour d'admirateurs et de soupirants de tous les âges, également fascinés, dont elle exige tout et n'importe quoi, au gré des caprices de son caractère fantaisiste. Le jeune homme ne manque pas de se joindre à eux; mais ses parents voit d'un mauvais oeil la passion qui l'anime: la famille de Zinaïda est pauvre et sa mère n'est pas de leur milieu. Zinaïda entretient des relations ambigües avec ses admirateurs, mais au bout de quelques temps Vladimir perd tout espoir en soupçonnant que Zinaïda aime ailleurs. Il se mettra alors en quête du rival...

Mon avis
   J'ai énormément aimé ce livre. Découvrir, grâce à une admirable analyse psychologique, le mécanisme de la passion amoureuse par les yeux d'un jeune homme, presque encore un enfant, m'a passionnée. Le personnage principal, par sa naïveté, sa fragilité et l'exaltation de sa jeunesse, est rendu proche et sympathique. Zinaïda, elle, est ambigüe, intrigue, agace. Sa personnalité est bien plus difficile à cerner, ce qui la rend très intéressante.
   La fin m'a surprise, mais elle ne m'a pas parue plaquée ou bancale, elle s'impose doucement, subrepticement, pendant tout le roman. Le livre est empreint d'une immense fraîcheur, tout à fait vrai.
   Le roman est extrêmement facile à lire, les chapitres sont courts, le style est magnifique. J'ai trouvé cet ouvrage délicieux, une vraie merveille, et le recommande sans hésiter, même à ceux que lire rebute.

Mon verdict
   4,5/5, délicieux

mardi 29 avril 2014

Madame de La Fayette - La Princesse de Clèves

   Ce livre a constitué ma lecture principale des vacances. En effet, j'ai dû le lire pour le lycée... et rendre un travail dessus, ce qui est nettement moins amusant...

Titre: La Princesse de Clèves
Auteur: Madame de La Fayette
Genre: roman psychologique
Date de publication: 1678
Pays: France

Résumé
   Mademoiselle de Chartres, jeune fille de l'aristocratie, est introduite à seize ans à la cour d'Henri II. Orpheline de père, elle reste sous la tutelle de sa mère, qui lui inculque de solides principes. Dès sa présentation à la cour, elle ne manque pas d'être le centre de l'attention masculine, grâce à sa beauté exceptionnelle. De nombreux jeunes gens, partis prestigieux, lui font la cour. Conseillée par sa mère, elle épouse, sans inclination mais avec joie, le plus assidu d'entre eux, le prince de Clèves. Pour son plus grand malheur et à la fois son plus grand bonheur, elle rencontre le soir de ses noces le duc de Nemours, séducteur invétéré. Celui-ci ne manque pas de succomber au charme de la princesse, si bien qu'il change radicalement de vie pour elle. Le coup de foudre est réciproque. Madame de Clèves sera alors en proie à une terrible lutte intérieure, opposant d'un côté sa vertu et le respect qu'elle a pour son mari, de l'autre son amour...

Mon avis
   Le roman a ceci d'extraordinaire qu'il met en scène des personnages aux sentiments nobles et beaux. Leur courage et leur volonté force l'admiration. Ils sont humains: la princesse connaît la jalousie, son combat intérieur et ses hésitations sont rendus avec un grand réalisme. En ceci, le roman élève l'esprit du lecteur, tant par son intrigue que par sa langue, très travaillée.
    Malgré cela, de nombreux points m'ont gênée dans ce roman. Si les personnages connaissent des doutes tout à fait humains, leurs actes, leur comportement sont trop idéalisés pour être vraisemblables. La fin atteint pour moi le summum de l'abnégation héroïque, romanesque à souhait, mais que j'appelle l'art de se compliquer la vie... Je n'ai pas apprécié la narration de Madame de La Fayette; j'ai trouvé que, trop souvent, des personnages se lancent dans de (longs !) récits d'aventures galantes n'ayant, à mon sens, pas grand-chose à voir avec l'intrigue ( à moins qu'il ne s'agisse de valeur antithétique ?).
   J'ai aussi beaucoup de mal avec le style de Madame de Lafayette: pour moi, la phrase typique qui revient à une fréquence assez phénoménale, est la suivante: " ce prince conçut une passion violente pour cette princesse". De plus, le livre est constellé de tant de noms propres qu'il m'a été difficile de comprendre l'intrigue, du moins au début. Le roman est uniquement divisé en quatre parties, qui ne sont pas elle-mêmes subdivisées en chapitres, ce qui rend la lecture assez fastidieuse...
   Je n'ai donc pas du tout apprécié ce livre. Peut-être dois-je imputer cela au fait que je l'ai lu parce qu'il m'était imposé, ce que j'ai horreur de faire. Il est vrai que le XVIIème siècle n'est pas ma période favorite... Je suis assez déçue de n'avoir pas su apprécier ce livre, tout de même considéré comme un chef-d'oeuvre du roman français du XVIIème..  J'ai le sentiment de passer à côté de quelque chose ???

Mon verdict
   2/5, précieux. (J'ai l'impression de prononcer un blasphème...)

EDIT: Après plusieurs mois, j'ai été prise de remords à cause de cet avis qui, certes, reflétait mon ressenti juste après la lecture, mais qui est atrocement injuste pour ce roman dont je me suis rendue compte de la richesse en y repensant "à froid" et après l'étude en classe qui m'a ouvert les yeux sur certains passages magnifiques et m'a éclairée sur le sens du roman. Alors certes, j'aurai toujours du mal avec le style des romans du XVIIème, difficile à comprendre à notre époque, mais j'ai conscience d'être passé à côté de nombreuses subtilités quand j'ai lu ce roman si plein de finesse, de rafinement.
J'en remonte donc la note à 3,5/5. Je laisse cependant tel quel mon billet de l'époque, mais qu'il ne vous dissuade surtout pas de vous lancer dans cette lecture.

vendredi 25 avril 2014

Claude Michelet - Cette terre est la vôtre

   Je m'intéresse beaucoup à tout ce qui touche l'agriculture. C'est pourquoi je me suis lancée dans la lecture d'un livre sur le sujet : Cette terre est la vôtre, de Claude Michelet. Je m'explique: Claude Michelet est l'un de mes auteurs préférés; j'ai dévoré la trilogie des Gens de Saint-Libéral Des grives aux loups etc...) et J'ai choisi la terre, où il raconte son expérience d'agriculteur, m'a passionnée.

Titre: Cette terre est la vôtre
Auteur: Claude Michelet
Genre: essai
Date de publication: 1982
Pays: France

Contenu
   Claude Michelet, dans ce livre, dépeint les principaux problèmes auxquels se trouve confrontée l'agriculture en cette fin du XXème siècle. C'est un cri d'alerte qu'il lance aux citadins pour qu'ils ne laissent pas mourir cette terre nouricière. Il commence par distinguer plusieurs types d'agriculture, puis décrit différentes catégories d'exploitation. Il s'attaque ensuite au problème du revenu financier des agriculteurs, en chute libre, tente de décrypter le caractère paysan. Il aborde ensuite le côté social et familial de l'agriculture, puis confie envisager le travail de la terre comme une source de bonheur. Il passe ensuite en revue les défis qu'a à affronter l'agriculture, après avoir dit quelques mots sur la "mode rétro" de retour à la terre qui est toujours vivace aujourd'hui. Il termine sur une note d'espérance et conclut par un vibrant plaidoyer en faveur de l'agriculture.

Mon avis
   Evidemment, depuis 1982, certaines choses ont changé. Mais la situation de l'agriculture en France est toujours, sinon plus, désastreuse, et le grand public gagnerait à être alerté et informé sur les réalités de ce  beau métier d'agriculteur. C'est pourquoi ce livre est très intéressant, il m'a vraiment fait prendre conscience des difficultés de ce métier. De plus, le langage utilisé n'est jamais obscur ou trop technique, ce qui rend cet ouvrage parfaitement accessible au plus grand nombre. Claude Michelet a, ce me semble, une vision prophétique de l'échec des politiques agricoles européennes.
  Ce que j'ai particulièrement apprécié, ce sont les prises de position de l'auteur: en effet, tout en dénonçant les conséquences désastreuses pour l'environnement d'une agriculture trop intensive, il refuse une agriculture passéiste, car l'enjeu de la nutrition d'une population mondiale toujours croissante est trop important. Pour cela, il défend le côté profondément humain de l'agriculture (j'ai trouvé l'expression qu'il emploie pour désigner la femme adorable: "la clé de voûte"). Pour relever l'agriculture, selon lui, il faudrait des gens intelligents, doués de bon sens, et suffisamment responsables et respectueux des hommes et de l'environnement. Je peux dire que j'adhère globalement à sa vision des choses...
   Par contre, certains chapitres plus économiques m'ont paru assez rébarbatifs, il faut dire que la monnaie utilisée est le franc, qui ne signifie pas grand-chose pour moi...
   J'ai donc aimé ce livre qui m'a beaucoup intéressée et m'a fait prendre conscience des réalités du monde agricole.

Mon verdict
   4/5, passionnant et poignant.










mercredi 16 avril 2014

François Mauriac - Thérèse Desqueyroux

  Je suis de retour avec un roman de François Mauriac, Thérèse Desqueyroux.

Titre: Thérèse Desqueyroux
Auteur: François Mauriac
Genre: roman
Date de parution: 1927
Pays: France

Résumé
   Thérèse Desqueyroux est une jeune femme landaise, héritière de plusieurs hectares de pinèdes, qui vit au début du XXème siècle. Dans le train qui la ramène du procès où a été conclu un non-lieu en sa faveur, elle se remémore sa jeunesse heureuse dans le petit village d'Argelouse, son mariage, vite décevant, avec Bernard Desqueyroux, à qui elle était promise depuis sa naissance, et tente de déterminer les raisons qui l'ont poussée à essayer de l'empoisonner, il y a quelque mois de cela. Indépendante, Thérèse, à cause de sa forte personnalité, a du mal à supporter le carcan de la famille et de l'obsession du qu'en-dira-t-on. Son intelligence supérieure et son  esprit tourmenté s'accommodent mal de son mari terre à terre et borné. Comment réagira Bernard au retour de celle qui a voulu sa mort ? Comment Thérèse elle-même affrontera-t-elle le mépris et l'incompréhension auxquels elle se trouve en butte ? La réponse à ces questions constitue l'objet de ce roman.

Mon avis
   J'ai plutôt bien aimé ce roman. Ce qui y est fascinant, c'est la façon extraordinaire dont Mauriac fait rentrer le lecteur dans les pensées et l'intimité de ce personnage de femme et de criminelle hors du commun. Ses hésitations, ses questions, ses sentiments, et les motivations de son crime, somme toute assez floues, sont extraordinairement bien rendues. Thérèse provoque chez le lecteur des réactions mitigées de compassion, d'empathie mais aussi d'angoisse, car Thérèse est un personnage sombre et assez inquiétant. C'est cette ambiguïté de Thérèse, qui la rend très énigmatique, que j'ai aimée dans ce roman.
   La fin du roman est à l'image de ce personnage, pleine de contradictions, mystérieuse; si elle laisse d'abord place à un sentiment de frustration, elle s'impose vite comme la seule convenant à Thérèse. Je n'en dis pas plus...
   Par contre, le roman est assez difficile à lire, malgré ses 120 pages, parce qu'il est complexe et sombre. Il n'en reste pas moins admirable et m'a intriguée et fascinée.

Verdict
   4/5, fascinant.


samedi 5 avril 2014

Pause brocante

Quand je vais à une brocante, je peux pas m'empêcher de dévaliser le stand des livres... Ne me lâchez jamais dans une librairie !😃😉
Voilà mes nouvelles acquisitions... Je ne peux plus me plaindre de ne plus avoir assez à lire!...