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jeudi 30 juillet 2015

Défense et illustration des langues mortes



   Encore un énième texte sur le sujet, opinerez-vous de la tête en rejetant avec lassitude ce modeste article. C'est vrai, pourquoi écrire sur le sujet alors que (presque) tout a déjà été dit ?



   Eh bien parce que j'ose espérer que l'humble opinion d'une lycéenne qui les apprend encore, ces langues mortes, grec et latin depuis cinq ans, n'est peut-être pas totalement dénuée d'intérêt.



   Rappelons le casus belli. Le 11 mars 2015, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education Nationale, présente la nouvelle réforme du collège qui propose, entre autres, la mise à l'écart de l'enseignement du latin et du grec, plutôt rassemblés au sein d'une nébuleuse matière intitulée "Langues et cultures de l'Antiquité" (sic), qui sera enseignée par les professeurs de Français.



   Cela signifierait, personne n'en a été dupe, la suppression pure et simple de l'enseignement de ces langues au collège. En effet, on se doute bien que les professeurs de Français, parmi lesquels d'ailleurs tous ne connaissent pas les langues d'Homère et de Cicéron, se jetteront sur l'aubaine que constituent ces heures nouvelles qui pourraient être utilisées pour boucler leur programme. Autant dire que grec et latin passeront à la trappe.



   Mais après tout, est-ce si grave ? Un nouvel enseignement élitiste vient d'être supprimé; d'ailleurs qui se soucie encore de ces barbons austères sur les textes desquels des générations d'élèves ont planché ? Elèves la plupart du temps contraints par leurs parents, ou qui ne choisissaient l'option latin que pour le voyage à Rome proposé par l'établissement, ou des points supplémentaires faciles à obtenir pour le bac. Des collégiens comme cela, j'en ai connu des quantités. D'ailleurs les langues mortes, c'est bien connu, ça ne sert à rien. Mieux vaudrait apprendre le chinois pour préparer les élèves aux exigences de la  mondialisation.



VETO.



   Primo, l'argument qui vient à l'esprit quand on défend l'apprentissage des langues anciennes, et d'ailleurs le plus utilisé pour convaincre les élèves de les choisir, est celui de l'étymologie. Nul ne méconnaît l'apport du latin et du grec au français. On estime à plus de 80% la proportion de mots dérivés du latin dans la langue française et à 3600 le nombre de mots hérités du grec, sans compter les termes passés texto dans le langage courant: aquarium, auditorium, alibi, agenda, bis, impromptu, libido, catharsis, coccyx, et caetera. A l'aide du grec et du latin, l'élève est ainsi en mesure de comprendre les mots difficiles auxquels il peut être confronté. Vous vous demandez ce qu'est une ploutocratie ? En bon helléniste, vous vous souvenez que  Πλοῦτος (ploutos) signifie richesse et  κρατεῖν (kratein), commander. La ploutocratie serait donc un système de gouvernement qui accorde le pouvoir aux plus riches. Impossible de se souvenir de l'ordre des tuniques du cœur ? Là aussi le grec ancien peut venir à la rescousse: l'endocarde, de ἔνδον, dedans, se situe à l'intérieur, le péricarde, de περί, autour, à l'extérieur et le myocarde, de μῦς, muscle, entre les deux. Latin et grec permettent donc un enrichissement du vocabulaire français, et quand on sait l'effet positif que peut avoir une belle plume, sur une lettre de motivation par exemple, il serait dommage de s'en priver. De même, grec et latin peuvent venir au secours de l'orthographe: si l'on sait qu'un χ grec donne ch en français et qu'un υ donne y, il est facile d'écrire correctement chalcotypie par exemple. Mais ne négligeons pas le fait que la version, l'exercice le plus classique lorsque l'on apprend le grec ou le latin, est d'abord un exercice de français, qui consiste à transformer des tournures idiomatiques propres à chacune de ces langues en phrases françaises correctes. A qui viendrait l'idée de traduire le datif de possession latin par exemple, par quelque chose d'aussi lourd et peu élégant qu' un livre est à moi ? L'exercice de la version permet ainsi de travailler son style.

   Je n'ai pas terminé avec l'étymologie. En effet, le français n'est pas la seule langue qui doit beaucoup au latin et au grec. C'est aussi le cas de nombreuses langues européennes, comme, cela saute aux yeux, l'italien ou le grec moderne, mais aussi l'espagnol ou le roumain, et de façon moins évidente, l'anglais, l'allemand ou le russe. Ainsi l'olive, dérivée du latin oliva, qui provient lui-même du grec  ἐλαίς, élais, olivier, se dit-elle oliv en allemand, olive en anglais, oliva en italien, oliven en Norvégien, et оливка, olivka,en russe. L'apprentissage de l'alphabet grec permet aussi, j'en ai fait l'expérience, de faciliter celui d'un autre alphabet, le cyrillique. Ainsi, latin et grec constituent un apport bénéfique dans la maîtrise des langues européennes, ce qui n'est pas négligeable à une époque où la pratique de plusieurs langues vivantes est indispensable dans le monde professionnel.



   Qui peut nier la place prépondérante qu'occupent les civilisations grecque puis latine dans la construction des identités des peuples du Bassin méditerranéen, de Grande-Bretagne jusqu'en Tunisie et d'Espagne à la Russie d'Europe ? Non contents de nous léguer leur langue, Grecs et Latins ont aussi dispersé des monuments sur tout le pourtour de la Mare Nostrum. Cet héritage gréco-latin a aussi fortement imprégné la pensée occidentale (on peut penser notamment à l'engouement des hommes de la Renaissance pour les auteurs de l'Antiquité). Ainsi, Montaigne se pose en digne successeur des philosophes gréco-latins. La politique a aussi été touchée: d'où vient l'organisation démocratique de nos sociétés sinon des anciennes cités grecques puis de la République romaine ? Le seul nom de Sénat n'est-il pas une antique réminiscence ? Quand on sait ce que l'on doit aux hommes de l'Antiquité, on ne peut pas envoyer aux oubliettes leur civilisation à laquelle nous devons tant. L'homme n'a-t-il pas besoin de s'appuyer sur le passé pour construire l'avenir ? Dans cet héritage est également comprise une culture commune aux peuples de la Méditerranée. Cette culture, que l'on peut s'approprier par l'étude des textes anciens, n'aurait pas comme principal avantage pour les collégiens de leur permettre plus tard de briller en société, comme certains voudraient le faire croire. Simplement parce que la culture, c'est bien plus que cela. La culture, c'est un bagage commun, des références communes, sur lesquelles s'appuie une portion plus qu'impressionnante de notre vie de tous les jours, à commencer par quelque chose d'aussi anodin que la publicité. De même, c'est la culture qui unit les peuples, et pour paraphraser le vieil adage qui s'applique à la musique, on peut affirmer que "la culture adoucit les mœurs", et qu'il n'y a pas de plus efficace remède à la guerre et aux affrontements que la reconnaissance d'une culture commune.



   Tâchons maintenant d'approfondir un des domaines les plus importants auquel s'applique cette culture commune gréco-latine, à savoir la pensée antique. Comment, en effet, faire toucher du doigt aux élèves la rigueur de raisonnement et de pensée des philosophes antiques, sinon en les leur faisant découvrir dans la fraîcheur du texte original ? Et au-delà, on peut gager que le cours de latin ou de grec sera l'occasion rêvée de faire découvrir des auteurs merveilleux et des écoles de pensée captivantes, sur lesquels l'élève n'aurait peut-être pas l'idée de se renseigner de lui-même. La clarté et la mesure qui se dégage des écrits de Platon par exemple, imprégné de la maïeutique de Socrate, ou l'art de "faire accoucher les esprits", ne pourraient que plaire à ceux que l'aspect parfois fastidieux de la philosophie rebute.



   Mais l'enseignement du latin et du grec n'a pas uniquement des fruits purement utilitaires. Il offre aussi l'occasion d'initier les élèves à la beauté des textes anciens, qui ne peut que ravir l'esprit. C'est ici qu'apparaissent les limites de la traduction. Comment en effet rendre l'amère cruauté de la fuite du temps si bien exprimée dans un poème de Rufin contenu dans l'Anthologie palatine: " De ses charmes d’autrefois, rien ne lui reste, pas même en rêve ; elle a de faux cheveux et le visage couvert de rides, comme n’en a même pas un vieux singe", sinon en scandant le texte grec pour en faire apparaître le rythme révélateur ? C'est la même chose pour les réquisitoires de Cicéron contre Verrès, le gouverneur corrompu et pillard de la Sicile, dont on ne peut apprécier la force qu'en étudiant les figures rhétoriques. Ne parlons pas du simple plaisir de découvrir de beaux textes, comme celui de l'orateur Lysiassur le meurtre d'Eratosthène, des pages magnifiques que j'ai eu l'immense chance de découvrir en cours de Grec cette année, et que je vous engage vivement à lire.

   Enfin, et c'est ce qui parle le plus à mon esprit de scientifique, je suis intimement convaincue que  l'apprentissage du latin et du grec permet ce qu'on pourrait appeler une "gymnastique de l'esprit" extrêmement formatrice. J'entends par ce terme une rigueur presque mathématique, tout un travail de décomposition et de raisonnement à partir de règles syntaxiques préétablies. Les déclinaisons latines et la conjugaison grecque dans toute leur complexité constituent autant d'occasion de forcer son esprit à haïr l'à-peu-près et à raisonner avec justesse. Je pense que c'est cette rigueur qu'apprend l'étude des langues anciennes qui constitue le plus grand enrichissement que peuvent retirer les élèves.



   Je suis donc convaincue que la survie des langues anciennes est d'une importance capitale aujourd'hui encore pour des raisons bien plus importantes qu'il n'y paraît, et met en ce jour toute ma confiance en les membres du personnel de l'Education Nationale, persuadée qu'ils auront le courage de résister à cette réforme délétère qui priverait cruellement les collégiens des trésors gréco-latins.

   J'en profite également pour adresser toute ma gratitude à mes professeurs de latin et de grec qui ont su me donner le goût de ces langues magnifiques.

   Voilà un article un peu différent de ceux d'habitude...mais cela faisait longtemps que je voulais m'exprimer à ce sujet ! Maintenant c'est chose faite.

   Liens d’œuvres de  l'Antiquité dont j'ai déjà parlé sur ce blog:
Œdipe-Roi de Sophocle


Au week-end prochain pour un autre billet plus classique !

dimanche 7 décembre 2014

In English - John Green - The Fault in our stars

   Finally I decided to read this bestseller...

Title: The Fault in our stars
Author: John Green
Genre: YA novel - love novel
Year: 2012
Country: USA


Summary

   Hazel Grace Lancaster, 16 years old, suffers from a thyroid cancer that became a lung cancer, unabling her to breathe properly without an oxygen tank. Thank to a miraculous medicine, Phallanxifor, her life expectancy turned longer. She is forced by her mother to attend a pathetic and depressing Support Group. One day, she meets there a gorgeous and original boy, Augustus Walters. They get on well and quickly become friends. Hazel tells him about her favorite book, An Imperial Affliction, that has the particularity to end right in the middle of a sentence. Her dream is to meet the author to know what happens to the characters. Augustus will do everything to show her his love and make her dream come true.

My opinion
   First things first, the plot. Of course, the subject of the book is not the most joyful ever, and the book in itself can't help being pathetic, rather sad, and, according to me, very cheesy. The love story is a little too easy between them. Hazel and Augustus are of course quite special people, Hazel being obsessed with An Imperial Affliction and Augustus loving all sorts of metaphores. So, of course, they are not banal and that is a good point. But let's be honest: I didn't manage to truly love the characters, especially Hazel, who is the narrator. Maybe I didn't because I found Hazel quite a depressing character, and Augustus a little pale. I mean that I wasn't that interested in what they were going through.
   Then, as far as the reflection about sickness and death is concerned, I found this novel was of varying quality. It could have been very interesting, and sometimes it is, especially at the end where one of the characters is confronted to the weakness and degeneracy of the sick other one, but most of the time, Hazel keeps saying "Dying sucks, dying sucks", which is obviously accurate but not one of the most profound observation ever.
   I can't talk about this book without mensioning the humor. Well, it's not really my kind of humor and a bit repetitive, but I have to admit it made me smile most of the time. The writing is like the reflection, of varying quality. As far as the narration is concerned, I found out why I didn't like that much those YA-books-that-are-told-by-a-teen-girl-who-falls-in-love that are such bestsellers nowadays (I am thinking of Twilight, The Hunger Games, or Divergent): I simply prefer the 3rd person narration than the first person narration. I think it makes the book more interseting by giving the narration some objectivity and allows a better sentimental or social analasis. I am thinking, for example of Zola's novels which are my favorite ever. But of course it is a very personal point of view.
   It is hard for me to give my opinion about this novel, because though I spotted many weaknesses and didn't fall in love with it, I still couldn't put it down and liked it. This is a paradox...

To conclude
   3/5, of varying quality

   I started watching the movie, I have not finished it yet but I can say I find the acting quite bad, except for Shailene Woodley who plays Hazel and is amazing. And I was surprised because the plot of the movie is the same as the one of the book, I even recognized some quotes from the book. So I guess it is a very good point.

jeudi 23 octobre 2014

In English - Eoin Colfer - Warp book 1

   Since I am now on holidays, I have a little more time to read... Here is a book I have just finished.

Title: WARP book 1
Subtitle: The reluctant Assassin
Author: Eoin Colfer
Genre: fantasy, adventure
Year: 2013
Country: Ireland

Summary
   Rieley is a fourteen-year old Victorian teenager who lives in London. He is an orphan and lives with Albert Garrick, an assassin who used to be a magician and wants Riley to be his assistant. Riley's life goes upside down when he is accidentally transported to the 21th century. He meets there Chevron Savano, the youngest FBI agent, who tells him she belongs to the WARP (Witness Anonymous Protection Programm). This federal programm sends witnesses back in time to protect them. Riley went to our time because of a fail of this programm. But the problem is that Garrick wants to get back Riley, and he soon manages to go to the 21th century to chase both Riley and Chevron, who decided to protect him. They will travel in time several times to escape him and save their lives.

My opinion
    First of all, I have to confess Eoin Colfer is one of my favorite authors. I read both the Artemis Fowl series and Airman, and I loved them. This is why I wanted to read his new series.
    Just like as in the Artemis Fowl series, the characters are awesome. The Victorian orphan is the real thing and is so, so cute... Garrick is chilling, a terrifying assassin. Chevie Savano made me think of Artemis Fowl because of her insolence and boldness, though she is more human than him. One more time, the characters are the good point in Eoin Colfer's novels.
    But good characters you get to love are not enough to consider this book as really good. The plot is important too. And... I personnally think it was unclear and difficult to understand. I didn't understand the FBI's motivations to make witnesses travel in time to protect them. To my mind, such a decision is much riskier than protecting them in our time. Since this is the basis of the plot, you will undestand why it didn't convince me.
   Last but not least, as far as the writing is concerned, I didn't find in this novel the humor I loved in the AF series or in Airman. The whole book isn't really funny, and I thought Eoin Colfer's writing lost a bit of its originality.
   This is why I didn't fall in love with this book the same way I did with other Eoin Colfer novels. Globally speaking, I was not really filled in enthusiasm when I finished this novel... 

To conclude
   3/5, wonderful characters but unconvincing plot

mardi 23 septembre 2014

Veronica Roth - Insurgent (Divergent 2)

    So here is my article about Divergent 2. (The one about Divergent is here ).

Title : Insurgent
Author : Veronica Roth
Genre : Young Adult, sci-fi, adventure
Year : 2012
Country : USA

Summary
   Tris stopped the simulation that made the Dauntless kill the Abnegation. Now she is fleeing the Erudites with Four. She tries to take refuge by the Amity, but she is still in danger and manages to flee again. She is tracked by the new Dauntless police and has to be careful. She also has to deal with her memoris of her friend Will she was forced to kill. Tris is literally eaten up by remorse. But factionless found a leader, and now they have a goal: they want to abolish the factions system. Will Tris survive and make the good decision ?

My opinion
   First of all, I liked Divergent. I couldn't help reading further ! But Insurgent was for me a big disappointment.
   First, and that's not a good point, I barely can remember the plot. By the way, maybe you have noticed that my summary is very short. The only thing I remember from this book is that there are some fights. And more fights. And even more fights. I mean, I think it is fascinating when there is some adventure in a book. But, to my mind, an overdose of adventure can mean the book is boring. There is a point where you are completely lost. What does look like a fight the most than another fight ?
   Second, I thought psychology could have been much better. Remorse is an interesting theme. Tris does often feel remorse, but that's it: she just "feels", there is no analysis. Four (also known as Tobias)  is no important character anymore, to my mind.
   Last but not least, I found the final betrayal predictable.
   Besides, the writing is still awful.
   You might have understood that I didn't like this novel at all. I advise you not to read it, unless you really don't mind to waste your time.

To conclude 
   1/5, bad from all points of view.


dimanche 14 septembre 2014

Divergente (film) - Neil Burger avec Shailen Woodley, Theo James, Kate Winslet

   Comme j'ai écrit le billet sur  Divergente(le livre) en français, je déroge pour une fois à la règle en écrivant ce billet sur le film correspondant en français.

Titre: Divergente
Réalisateur: Neil Burger
Principaux acteurs: Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet
Genre: Science-fiction, action, dystopie, romance
Pays: États-Unis
Année: 2014

Résumé
   Dans un monde post-apocalyptique, la société en la ville de Chicago est divisée en cinq factions: les Audacieux, libres et volontaires, constituent l'armée et la police; les Sincères rendent la justice avec honnêteté; les Fraternels, toujours en paix, cultivent la terre, les Érudits sont chargés de la recherche et de l'innovation technologique, tandis que les Altruistes, pleins d'abnégation, s'occuppent des pauvres et dirigent le gouvernement. Beatrice a 16 ans et est la fille d'un leader Altruiste. Or, c'est â l'âge de 16 ans que tous les jeunes gens doivent choisir leur faction, selon leur personnalité et un test de discernement. Mais Beatrice se découvre Divergente lors du test, ce qui signifie qu'elle présente des aptitudes pour plusieurs factions à la fois. Or les leaders traquent les divergents, considérés comme une menace pour le système. Après avoir finalement choisi les Audacieux, Beatrice, toujours en danger à cause de sa divergence, sera confrontée à un entraînement très difficile dans une ambiance de méfiance et de compétition poussée à l'extrême, alors même que les Érudits tentent de reverser le gouvernement Altruiste...

Mon avis
   Je ne voudrais pas me répéter, c'est pourquoi je ne parlerai pas du scénario, qui est à proprement parler l'intrigue du livre. En effet, et c'est une bonne chose, le film est globalement fidèle au roman, que j'avais d'ailleurs plutôt apprécié. Il correspond à peu près à ce que je m'étais imaginé.
   On y remarque de bons effets spéciaux, un jeu d'acteurs correct.
   En revanche, j'ai trouvé (mais le détail est minime) que le passage de l'entraînement de Tris et son ambiance de suspicion et de peur que j'avais trouvée intéressante dans le roman avait  été plutôt délaissé au profit de scènes d'action certes spectaculaires, et de la romance de Beatrice avec son entraîneur Quatre (Theo James), vraiment cliché et gnan-gnan.
   La scène de la tyrolienne est particulièrement réussie, je trouve.
   En bref, j'ai passé un assez bon moment devant ce film divertissant et somme toute sympathique. Je ne saurais trop recommander de lire le livre avant de le voir.

Mon verdict
   4/5, divertissant.


   Je ne résiste pas à l'envie de poster, en plus de l'habituelle affiche du film, une parodie de celle-ci assez facile mais plutôt amusante:


mercredi 3 septembre 2014

In English - Veronica Roth - Divergent

   So I am back from holidays... That is why from now on I will post an article once a week during the week-end. Here is an article about the last book I read during the holidays, and since the original language is English, I am writing the article in English. I hope my English is correct...

Title: Divergent
Author: Veronica Roth
Genre: Young Adult book - Dystopia - Adventure
Year: 2011
Country: USA

Plot
   Beatrice Prior lives in Chicago in a dystopian world where society is divided into five factions. Erudite are the researchers, the scientists, the doctors, they ard the most intelligent people. Amity are the farmers, they are the most peaceful. Dauntless, the brave, are the police; Abnegation, the selfless, take care of the poor and rule the city, while Candor, the honest, are the judges. Each faction has its leaders, values, neighborhoods and citizens who stay in their faction during their whole life. Some people aren't in any faction, they are factionless, poor and rejected. Every year, all sixteen-year-old boys and girls must have a test which determines their their faction, based on their personality. Tris is an Abnegation leader's daughter. She is sixteen and when she has the test, she is told to be Divergent, that is to say she is all the factions at the same time, and that the police hounds Divergents. She must be careful. She chooses to be Dauntless because their passionate and free life has always appealed to her. But before she can become a Dauntless, she has to pass some other tests, learn how to fight, and live during monthes in a very hard competition atmosphere, while Erudite are stiring up a plot against Abnegation to rule the town. Will she be able to become an Dauntless without anybody discovers she is a Divergent ? Will she manage to thwart Erudite's plot ? Read the book and you will know !

My opinion
    First of all, I find the plot quite good, even though I personnally think that dividing society into personnality-based factions is a bad idea: nobody on earth can fit into a predefined personnality. Each person is unique and this is what makes this world's richnesss. And I didn't understood why leaders hounded Divergents: they are so powerful, why don't they use them ? To my mind, the dystopia is not really logic. And something bothered me: at a certain point in the storyline, she comes into a building. She is said to wear a skirt. But when she comes out, she is wearing jeans ? Maybe I seem pernickety, but I still don't understand.
  Nevertheless, the story is compelling and the characters are quite endearing. I really couldn't stop reading ! There is not too much action, there is also a bit of psychology in this novel. The romance between Beatrice and Four, her trainer, is clumsily, but still touchingly told.
   There comes the most important point, to my mind: the style. And the style is not good. This book is not what I call litterature. Litterature involves a certain kind of suggestion power, stylistic devices, beautiful sentences. I personnally think that Beauty, and I wrote it with a capital letter, is the most important. I read because I am particularly sensitive to the beauty of writing. And the writing is not beautiful in this book. This is why, if, by reading you are searching shudder, if you like captivating adventure novels, read it. It is a good adventure novel. But if, like me, writing is what matters to you, avoid this book. It would be a waste of time. After all, each reader has his favorite kind of books. Thank goodness !

To conclude
   3,5/5, rather good

   Don't hold it against me if I criticized the number one bestseller... I tried to give honestly my opinion about this novel. I also read Insurgent and saw the Divergent movie. I will try to write an article about both because there is a lot to say.
   Anyway, I miss litterature's immortal classics, now that I am not on holiday anymore,  this is why I have planned to read Sentimental Education by Flaubert.
   Please don't forget to leave a comment down below, let me know if you agree or not.
   You can also go check out myTwitter account for some updates.

dimanche 6 juillet 2014

Film - 100% Cachemire - Valérie Lemercier

   Me revoilà pour ma deuxième analyse de film: je vous présente 100% Cachemire, réalisé par Valérie Lemercier.
   En fait, je voulais voir Her, mais comme ma médiathèque ne l'avait pas, je me suis rabattue sur ce film, dont je ne savais presque rien. Ayant lu des critiques plutôt négatives, je n'attendais rien d'extraordinaire mais espérais passer un bon moment...

Titre: 100 % Cachemire
Réalisatrice: Valérie Lemercier
Avec: Valérie Lemercier, Gilles Lellouche, Bruno Podalydès, Marina Foïs
Année de sortie: 2013
Genre: comédie

Résumé
   Aleksandra et Cyrille forment un couple aisé de bourgeois parisiens: elle est directrice du magazine Elle, lui est galeriste. Ils ont tout, sauf un enfant. C'est pourquoi ils décident d'adopter un petit Russe. Alekseï, 7 ans, débarque ainsi dans leur vie. Mais il y a un hic: l'enfant est muet, capricieux, insupportable et leur donne bien du fil à retordre. Aleksandra, à cause de lui, est très gênée dans sa vie professionnelle et son image de directrice despotique mais rigoureuse et élégante est sérieusement écornée, si bien que son poste risque de lui échapper. De plus, elle a du mal à s'attacher à l'enfant, qui accumule les bêtises et les méchancetés...

Mon avis
   Selon moi, le film a plusieurs défauts. Tout d'abord, et c'est ce qui m'a le plus gênée, le scénario manque de clarté et est plus que confus. Honnêtement, j'ai eu du mal à me repérer dans les méandres tortueux de cette histoire d'adoption. Certains dialogues  reposent un peu trop sur le non-dit. On se demande ce que viennent faire là-dedans les personnages secondaires et leurs histoires, mal joués et de peu d'intérêt. 
   Ensuite, le thème riche de l'adoption n'a pas été assez exploité. Le film oscille entre comédie conjugale, comédie sur le monde du travail, sur l'enfance et l'adoption, si bien que chaque pan de l'histoire est traité à moitié. Je me suis interrogée tout le long du film sur le rôle du personnage de l'amant d'Aleksandra, qui honnêtement n'a pas une grande utilité. A l'inverse, la scène pendant laquelle Cyrille apprend que sa maîtresse est enceinte de lui, et donc qu'il peut être père, est filmée à la va-vite, et pas de nouvelles plus tard dans le film... Je suis donc restée sur ma faim.
   Une dernière chose m'a agacée: la scène finale est assez niaise, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, c'est la réconciliation générale ( on n'a d'ailleurs pas les phases de cette réconciliation) et la toute dernière scène est franchement ridicule et n'a aucun sens : le père demande à Alekseï de casser une carafe (?) et de nettoyer ensuite les débris (re ?). Déjà ce n'est pas très éducatif, ou alors nous n'avons pas les mêmes principes d'éducation, ensuite c'est stupide et le pauvre enfant doit bien se demander le pourquoi et le comment d'un tel geste ???
   Enfin, l'humour est parcimonieux, ce qui est ennuyeux pour une comédie... De plus, Valérie Lemercier ne m'a pas éblouie.

Mon verdict
   2/5, confus

Sur le thème des adultes découvrant les contraintes que nécessite le fait de s'occuper d'un enfant, j'ai trouvé Trois hommes et un couffin, de Coline Serreau, bien meilleur, plus drôle, mieux construit et plus développé.

dimanche 1 juin 2014

Rick Riordan - Héros de l'Olympe t.1 - Le Héros perdu

   Je m'excuse platement de n'avoir pas rédigé d'article plus tôt... J'ai été très occupée ces dernières semaines et le serait sans doute encore tout le mois de juin. J'ai quand même trouvé le temps de lire (encore) un livre de Rick Riordan.

Titre: Héros de l'Olympe tome 1: Le Héros perdu
Auteur: Rick Riordan
Genre: Fantasy
Année: 2011
Pays:  États-Unis

Résumé
   Trois nouveaux demi-dieux, Jason, fils de Zeus, Léo, fils d'Héphaïstos et Piper, fille d'Aphrodite, arrivent à la colonie des Sangs-Mêlés, en effervescence puisque Percy Jackson, son principal chef, a disparu. Mais ces demi-dieux ne sont pas comme les autres: Héra a volé tous les souvenirs de Jason; de plus, celui-ci parle latin et se sent romain. Léo détient le pouvoir exceptionnel de pouvoir créer et résister au feu. Piper est confrontée à un dilemme: son père Tristan McLean est prisonnier du géant Encélade qui exige d'elle qu'elle lui livre ses amis pour qu'il lui rende l'auteur de ses jours. C'est alors qu'une nouvelle quête est confiée aux trois amis: ils doivent délivrer Héra, prisonnière des Géants menés par une mystérieuse femme. Si celle-ci parvient à se réveiller, le monde connaîtra son anéantissement...

Mon avis
   Rien qu'à la lecture du résumé, vous pourrez vous apercevoir que ce livre n'est rien d'autre qu'un copier-coller de Percy Jackson. Le schéma narratif est exactement le même, on y rencontre un trio de héros équivalent. En somme, on recopie Percy Jackson en remplaçant vaguement quelques noms, en insérant des aventures de la même veine. Rick Riordan, après la série des Kane Chronicles, montre une fois de plus qu'il a du mal à se renouveler.
   Ce défaut pourrait être à la limite excusable, si la narration était entraînante et drôle. Hélas, toutes les péripéties sont prévisibles et le suspense est inexistant malgré toutes les tentatives du narrateur. Quant à l'humour, il n'est toujours pas au rendez-vous. Les scènes "romantiques" entre Jason et Piper sonnent faux, ne sont pas originales et arrivent mal à propos. Les personnages ne sont pas aussi attachants que les protagonistes de Percy Jackson et n'ont aucune nuance dans le caractère. Personnellement, je n'ai absolument pas saisi l'intérêt de rajouter toutes les références à l'Empire romain et au double aspect, romain et grec, des dieux.
   Le passage de la narration à la 1ère personne à celle d'un narrateur absent fait encore ressortir les faiblesses de l'écriture et du style; franchement, ce n'est pas fameux.
   Ce livre m'a donc beaucoup déçu; je pense que je ne lirai même pas les tomes suivants. Je ne le conseille pas, à moins de vouloir perdre un temps qui pourrait être bien mieux employé.

Mon verdict
   1/5; sans intérêt

Le lien vers mon article sur le premier tome de Percy Jackson (en anglais) ici
Kane Chronicles t.2 (en Anglais) Le Trône de feu

vendredi 25 avril 2014

Claude Michelet - Cette terre est la vôtre

   Je m'intéresse beaucoup à tout ce qui touche l'agriculture. C'est pourquoi je me suis lancée dans la lecture d'un livre sur le sujet : Cette terre est la vôtre, de Claude Michelet. Je m'explique: Claude Michelet est l'un de mes auteurs préférés; j'ai dévoré la trilogie des Gens de Saint-Libéral ( Des grives aux loups etc...) et J'ai choisi la terre, où il raconte son expérience d'agriculteur, m'a passionnée.

Titre: Cette terre est la vôtre
Auteur: Claude Michelet
Genre: essai
Date de publication: 1982
Pays: France

Contenu
   Claude Michelet, dans ce livre, dépeint les principaux problèmes auxquels se trouve confrontée l'agriculture en cette fin du XXème siècle. C'est un cri d'alerte qu'il lance aux citadins pour qu'ils ne laissent pas mourir cette terre nouricière. Il commence par distinguer plusieurs types d'agriculture, puis décrit différentes catégories d'exploitation. Il s'attaque ensuite au problème du revenu financier des agriculteurs, en chute libre, tente de décrypter le caractère paysan. Il aborde ensuite le côté social et familial de l'agriculture, puis confie envisager le travail de la terre comme une source de bonheur. Il passe ensuite en revue les défis qu'a à affronter l'agriculture, après avoir dit quelques mots sur la "mode rétro" de retour à la terre qui est toujours vivace aujourd'hui. Il termine sur une note d'espérance et conclut par un vibrant plaidoyer en faveur de l'agriculture.

Mon avis
   Evidemment, depuis 1982, certaines choses ont changé. Mais la situation de l'agriculture en France est toujours, sinon plus, désastreuse, et le grand public gagnerait à être alerté et informé sur les réalités de ce  beau métier d'agriculteur. C'est pourquoi ce livre est très intéressant, il m'a vraiment fait prendre conscience des difficultés de ce métier. De plus, le langage utilisé n'est jamais obscur ou trop technique, ce qui rend cet ouvrage parfaitement accessible au plus grand nombre. Claude Michelet a, ce me semble, une vision prophétique de l'échec des politiques agricoles européennes.
  Ce que j'ai particulièrement apprécié, ce sont les prises de position de l'auteur: en effet, tout en dénonçant les conséquences désastreuses pour l'environnement d'une agriculture trop intensive, il refuse une agriculture passéiste, car l'enjeu de la nutrition d'une population mondiale toujours croissante est trop important. Pour cela, il défend le côté profondément humain de l'agriculture (j'ai trouvé l'expression qu'il emploie pour désigner la femme adorable: "la clé de voûte"). Pour relever l'agriculture, selon lui, il faudrait des gens intelligents, doués de bon sens, et suffisamment responsables et respectueux des hommes et de l'environnement. Je peux dire que j'adhère globalement à sa vision des choses...
   Par contre, certains chapitres plus économiques m'ont paru assez rébarbatifs, il faut dire que la monnaie utilisée est le franc, qui ne signifie pas grand-chose pour moi...
   J'ai donc aimé ce livre qui m'a beaucoup intéressée et m'a fait prendre conscience des réalités du monde agricole.

Mon verdict
   4/5, passionnant et poignant.










samedi 5 avril 2014

In English - Rick Riordan - The Kane Chronicles 2

  I am back with a new book by Rick Riordan, the second one of the Kane Chronicles, The Throne of Fire . I know, I should have written an article about the first one, but I read it about six months ago and I have just finished the second one, so... Please forgive my English mistakes...

Title: The Throne of Fire
Author: Rick Riordan
Genre: Fantasy
Year: 2011
Country: United States

Summary
   They defeated Seth in The Red Pyramid, Carter and Sadie Kane, 13-years old- teenagers, the pharaohs' descendants and powerful wizzards, teach young beginners magic in Brooklyn. But their second task is hard: they have to face a dangerous ennemy: Apophis, the big snake and the Chaos Master, is awaking. That is why Carter and Sadie want to wake Ra up. Ra is the god of the Sun and used to fight Apophis every day. In order to find him, Carter and Sadie, helped by the dworf god Bes, have to search for the Book of Ra and fight against the wizzards from the House of Life, represented by the dangerous Vlad Menchikov. They have only five days left to save the world, though the gods themselves are against them.

My opinion
   I did not find The Red Pyramid, the first book, was a good novel. According to me, it looked like Percy Jackson too much, and was not at all as good as it. But I enjoyed The Throne of Fire much better. First, the characters are more complex and the book is thrilling. Then, I learned more about Egyptian mythology, which is quite fascinating and not as well-known as the Greek mythology. And overall, to my mind, The Throne of Fire is funnier than The Red Pyramid or Percy Jackson. I really laughed while reading this book. And the main character are human and you can really well identify with them.
   According to me, the book is still not well-written, and not as awesome as the Percy Jackson series, but I was surprised by this book. I really thought it would be worse than The Red Pyramid.

To conclude
   3/5, a good surprise





mardi 4 mars 2014

In English- Percy Jackson and the Olympians: The Lightning Thief

   Here I am ! I just started writing articles in English. The first one will be about a fantasy novel by Rick Riordan: Percy Jackson and the Olympians: The Lightning Thief. In fact, I have read the whole serie and I enjoyed it very much. I dedicate this to my friends from Google +. Please would you forgive me, I do not speak English very well yet, so if you spot a mistake, please let me know it. The first book is The Lightning Thief.

Summary
   Greek gods are actually real. That is what a teenager, Percy Jackson, whose mother is married to an unbearable loser, finds out. His best friends Grover is a satyre and his Latin teacher is the famous centaur Chiron. They tell him that himself is a demigod, half human, half god. He must go to a special camp where such people are safe from the attacks of monsters. But somebody happens to have stolen Zeus'most powerful weapon, his lightning bolt, and the king of gods suspects Percy. He must find the Lightning Thief before the Summer Solstice to prove he is wrong. His friends Grover and Annabeth, daughter of Athena, goddess of wisdom, will help him.

My opinion
   I really enjoyed this book, maybe because I like Greek mythology very much. I find the idea of mythology in today's world just awesome. The characters are friendly, and the Wicked are quite complex.
   Nevertheless, I did not like some characteristics of the book. First, I think Rick Riordan does not write very well. I know this is a book written for teenagers, but to my mind this is not a reason to write like a teenager. Second, the book is about Greek mythology, so I expected more Greek stuff... In the book America is the centre of the world and the whole story takes place in the US. For example, Olympus is above the Empire State Building. I know the USA are the main and the most powerful country in the world, I find it good that American people are proud of their country, I like this country and its language, but I believe that maybe the book is "too American". Third, it was written on the cover the book was "hilarious"...well, I did not find it very funny.
   Despite these reserves, The Lightning Thief seemed to me very thrilling and on the whole, I really enjoyed it a lot.

To conclude
   4,5/5 read it as a relaxation, but still awesome.

   The movie (2010, directed by Chris Columbus, starring Logan Lerman, Alexandra Daddario and Brandon T. Jackson) does not follow the book at all, and it is average. It is better to watch it before reading the book, not to be disappointed by the film. It is not as awful as the fangirls say, to my mind, but yet, not a masterpiece.