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vendredi 17 octobre 2014

Slavomir Rawicz - A marche forcée

      Encore une fois je commence un billet en m'excusant de mon retard... c'est fâcheux. Je vous épargnerais les détails de mes empêchements dûs à ma vie passionnante, et vais "au fait", comme dirait le juge Perrin Dandin dans Les Plaideurs. 


Titre: A marche forcée

Auteur: Slavomir Rawicz
Genre: autobiographie/roman autobiographique (il existe une controverse à ce sujet)
Date de publication: 1956
Nationalité de l'auteur: polonaise
Langue de l'écriture: anglais

Résumé
   Après avoir été arrêté par les Soviétiques au moment du partage de la Pologne entre l'Allemagne et l'URSS en 1939, Slavomir Rawicz est condamné par un tribunal de la Loubianka à 25 ans de travaux forcés uniquement parce qu'il est officier polonais. Au terme d'un séjour atroce dans les pires geôles russes, le jeune homme est envoyé au camp 303, en pleine Sibérie. Cependant, malgré les conditions de vie très difficiles, Slavomir veut survivre dans cet enfer. Ayant pris la décision de s'évader, il prend ses dispositions, rassemble six camarades autour de lui et les voilà partis dans l'immensité glacée de la Sibérie. De la Lena au lac Baïkal, en passant par le désert de Gobi et l'Himalaya, les sept amis devront faire face à la faim, la soif, la fatigue, la maladie, le froid et la mort...

Mon avis
   Tout d'abord, j'ai trouvé ce livre passionant. En effet, il se lit comme un roman d'aventures, à la seule différence que ces aventures ont été vécues. A marche forcée tient réellement le lecteur en haleine, fasciné par l'épopée de ces hommes à travers l'Asie, les obstacles qu'ils parviennent à surmonter, leurs souffrances quotidiennes, les rencontres qu'ils font, leur soif de liberté, sans compter l'éclairage qu'il apporte sur le goulag.
   Cependant, une fois noté cet aspect, je constate que cet ouvrage m'a tout de même laissée sur ma faim. En effet, en plus de l'aventure physique, c'est une narration de l'aventure humaine que j'attendais, celle de l'expérience commune vécue par ces hommes, leur amitié, leurs espérances, leurs moments de découragements, leurs souvenirs, ne serait-ce qu'en ce qui concerne le narrateur. Malheureusement, et c'est dommage, l'introspection est peu ou pas poussée dans ce livre, ce qui, encore une fois, m'a beaucoup déçue, puisque ce manque cantonne cette épopée à une suite d'évènements et d'épreuves, certes peu communs, certes intéressants, mais survenant à des personnages sans intériorité et auxquels on peine à s'attacher. Fait significatif, j'ai eu du mal jusqu'à la fin du récit à identifier les personnages, tant leurs traits de caractère étaient peu marqués.
    Secundo, -mais il s'agit plus d'une simple opinion personnelle- l'emploi du passé simple tout au long du récit à la première personne du pluriel est un choix de traduction à mon sens peu judicieux car pas très esthétique ni harmonieux.
   Pour faire court, je n'ai pas été spécialement emballée par ce livre, malgré sa thématique prometteuse.

Mon verdict
   2,5/5; une aventure physique plus qu'humaine




samedi 4 octobre 2014

Maupassant - La Maison Tellier

   N'ayant hélas pas réussi à venir à bout de L'Education sentimentale (j'ai tout de même tenu 250 pages), je me suis rabattue sur une valeur sûre, un des rares recueils de nouvelles de Maupassant que je n'avais pas encore lu. En effet, Maupassant est l'un de mes auteurs favoris; si bien qu'il y a deux ans, j'avais même fait une "cure Maupassant", lisant cinq de ses ouvrages en deux semaines... Je reviens donc à mes premières amours avec ce livre que j'ai lu, une fois n'est pas cotume, en version numérique.

Titre: La Maison Tellier
Auteur: Guy de Maupassant
Genre: nouvelle (recueil)
Ecole: réaliste
Date de publication: 1881
Pays: France

Présentation
   Le recueil regroupe huit nouvelles: La Maison Tellier, Sur l'eau, Histoire d'une fille de ferme, Une partie de campagne, En famille, Au printemps, Le Papa de Simon, La Femme de Paul. Les thèmes de ces nouvelles se rejoignent souvent: ils vont du voyage des pensionnaires d'une maison close à la Première Communion de la nièce de leur patronne, aux histoires de coeur de paysannes normandes, ou de l'héritage reçu par un fonctionnaire parisien à la mort de sa mère aux histoires du petit monde des cannotiers de la Seine. Les thèmes traités sont donc plutôt des thèmes récurrents de l'univers de Maupassant.

Mon avis
   Malgré la similitude des thèmes abordés, chacune de ces nouvelles est différente. En effet, Maupassant a le don de brosser en quelques traits le portrait fidèle, tant physique que moral, d'un personnage, si bien que les différents protagonistes de ces nouvelles pourraient presque se transformer en personnages de roman. De plus, la chute finale toujours innattendue et surprenante de ces nouvelles crée chez le lecteur un effet de surprise admirable, tout en le laissant sur sa faim sans que cela soit gênant, ce qui est le propre d'une nouvelle réussie.
   Il me semble également que l'ironie voire le polémisme de Maupassant caractérisent ces nouvelles. Par exemple, la venue de prostituées à une première communion, celles-ci étant citées en exemple par le curé qui se méprend sur leur état, est une situation surprenante qui prête à sourire. L'ironie de Maupassant est selon moi protéiforme: de plaisante, elle devenir funèbre quand le héros d'une de ces nouvelles, incompris par sa maîtresse dont le carctère ne lui correspond absolument pas et dont il est cependant éperdument amoureux, se suicide à la fin de la nouvelle, voire polémique dans une charge contre l'hypocrisie et l'esprit petit-bourgeois du XIXème siècle.
   Enfin, ce qui fait le plaisir de la lecture de Maupassant, c'est que, non content d'être un narrateur hors pair, celui-ci manie avec virtuosité la description, dans laquelle se ressent l'influence des impressionistes avec l'évocation des couleurs. Le narrateur de ces récits excelle donc dans la création d'atmosphères.
   Qui plus est, on l'aura compris, le livre est court et facile à lire comme la plupart des recueils de nouvelles (enfin, pas tous cependant...). Pour toutes ces raisons, j'ai adoré ce recueil. 
   Le livre est tombé dans le domaine public et est gratuit sur iBooks, Google play et Kindle store. Vous n'avez donc aucune excuse pour ne pas en commencer la lecture dès maintenant !

Mon verdict
   5/5, de la grande littérature bien dans le style de Maupassant


dimanche 28 septembre 2014

Romain Gary - Les Cerfs-Volants

   Aujourd'hui j'aimerais vous présenter un livre que j'ai dû lire au lycée (et que je présenterai comme oeuvre complète au bac de Français...). Vous connaissez peut-être mon amour des lectures imposées... Ça a donné un beau gâchis l'année dernière... Vous pensez donc comme j'étais enthousiaste en ouvrant ce livre...

Titre: Les cerfs-volants
Auteur: Romain Gary (pseudonyme de Roman Kačev)
Genre: roman historique, roman d'amour
Date de parution: 1980
Pays: France

Résumé
L'histoire s'ouvre dans un petit village de Normandie, Cléry, en 1932. Le petit Ludo, orphelin de onze ans, vit chez son oncle Ambroise Fleury, facteur rural surnommé le "facteur timbré" par les habitants de Cléry en raison de sa passion pour la fabrication des cerfs-volants et de son pacifisme. Celui-ci l'élève en entretenant chez son neveu le don naturel des Fleury, la mémoire. Un après-midi, Ludo rencontre une petite fille un peu plus âgée que lui, une aristocrate polonaise au caractère fantasque, Lila Bronicka. Cette simple rencontre sera pour Ludo le début d'une grande passion amoureuse qui durera toute sa vie. Quatre ans plus tard, Ludo retrouve Lila, devenue jeune fille, qui passe ses vacances à Cléry avec son frère Tad, aux opinions marxistes, son ami Bruno, pianiste virtuose et son cousin allemand Hans qui sont tous deux subjugués par la jeune fille. Les cinq jeunes gens passeront des étés heureux à Cléry, entourant Lila dont le passe-temps favori est de rêver d'elle-même, de son avenir. Malgré la différence sociale qui les sépare, Lila tombe à son tour amoureuse de Ludo. Mais la Seconde Guerre Mondiale menace et troublera le bonheur de ces jeunes amants...

Mon avis
    Ce roman m'a beaucoup surpris. En effet, étant donné que j'ai horreur d'être obligée de lire un livre, je m'attendais à détester celui-ci. Pourtant, il n'en a pas été ainsi. Voilà pourquoi.
    D'abord, les personnages du roman sont tous attachants. Les sentiments de Ludo, le narrateur, sont admirablement rendus: sa jalousie vis-à-vis de Hans qui a la noblesse et la distinction qui lui manquent, son amour et sa fidélité pour ce personnage étrange et ambitieux de Lila, qui m'a un peu rappelé Zinaïda dans Premier Amour de Tourgueniev m'ont subjugué. Ambroise Fleury, son patriotisme, sa bonhommie et son originalité m'ont conquise. Le personnage haut en couleur de Marcellin Duprat, chef cuisinier haut en couleur du Clos Joli, le restaurant triplement étoilé de Cléry et haut lieu de la gastronomie française, m'a étonnée, amusée et suscité mon admiration pour l'idée qu'il a de la France.
    Le deuxième point fort de ce roman, c'est son aspect historique. En effet, la Seconde Guerre mondiale est une période de l'Histoire qui m'intéresse, mais sur laquelle tant de romans, bons comme médiocre, ont été écrits, et qui déchaîne encore certaines passions aujourd'hui, si bien que tout cela en fait un sujet difficile à traiter sans tomber dans la banalité ou le manichéisme, à mon avis. Ce roman est merveilleux, parce que ce roman est une ode à l'âme de notre France, représentée par la Résistance active de certains personnages comme par la Résistance culturelle menée par Marcellin Duprat, tout en n'occultant pas certains côtés plus sombres de l'après-Libération, comme l'épuration par exemple. De plus, ce roman n'est pas empreint d'un chauvinisme stupide, c'est une ode à ce qui a fait la grandeur de la France, son histoire, sa culture, sa gastronomie, à travers le thème de la mémoire, thème central du roman. Il m'a rappelé le film de Jean Renoir La Grande Illusion, car on y voit un général prussien amoureux de la France, et de la culture en général, luttant contre le nazisme.
    Le style de Romain Gary est magnifique, sobre mais rayonnant de vie et de beauté. Le livre est globalement facile à lire, il est passionnant et se lit d'une traite.
    J'ai donc absolument adoré ce livre, que je recommande chaudement, d'autant plus que je pense qu'il peut plaire à un très large public.

Mon verdict
    5/5, un merveilleux roman, hymne à la mémoire, à la culture et à la France.



mardi 23 septembre 2014

Veronica Roth - Insurgent (Divergent 2)

    So here is my article about Divergent 2. (The one about Divergent is here ).

Title : Insurgent
Author : Veronica Roth
Genre : Young Adult, sci-fi, adventure
Year : 2012
Country : USA

Summary
   Tris stopped the simulation that made the Dauntless kill the Abnegation. Now she is fleeing the Erudites with Four. She tries to take refuge by the Amity, but she is still in danger and manages to flee again. She is tracked by the new Dauntless police and has to be careful. She also has to deal with her memoris of her friend Will she was forced to kill. Tris is literally eaten up by remorse. But factionless found a leader, and now they have a goal: they want to abolish the factions system. Will Tris survive and make the good decision ?

My opinion
   First of all, I liked Divergent. I couldn't help reading further ! But Insurgent was for me a big disappointment.
   First, and that's not a good point, I barely can remember the plot. By the way, maybe you have noticed that my summary is very short. The only thing I remember from this book is that there are some fights. And more fights. And even more fights. I mean, I think it is fascinating when there is some adventure in a book. But, to my mind, an overdose of adventure can mean the book is boring. There is a point where you are completely lost. What does look like a fight the most than another fight ?
   Second, I thought psychology could have been much better. Remorse is an interesting theme. Tris does often feel remorse, but that's it: she just "feels", there is no analysis. Four (also known as Tobias)  is no important character anymore, to my mind.
   Last but not least, I found the final betrayal predictable.
   Besides, the writing is still awful.
   You might have understood that I didn't like this novel at all. I advise you not to read it, unless you really don't mind to waste your time.

To conclude 
   1/5, bad from all points of view.


dimanche 14 septembre 2014

Divergente (film) - Neil Burger avec Shailen Woodley, Theo James, Kate Winslet

   Comme j'ai écrit le billet sur  Divergente(le livre) en français, je déroge pour une fois à la règle en écrivant ce billet sur le film correspondant en français.

Titre: Divergente
Réalisateur: Neil Burger
Principaux acteurs: Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet
Genre: Science-fiction, action, dystopie, romance
Pays: États-Unis
Année: 2014

Résumé
   Dans un monde post-apocalyptique, la société en la ville de Chicago est divisée en cinq factions: les Audacieux, libres et volontaires, constituent l'armée et la police; les Sincères rendent la justice avec honnêteté; les Fraternels, toujours en paix, cultivent la terre, les Érudits sont chargés de la recherche et de l'innovation technologique, tandis que les Altruistes, pleins d'abnégation, s'occuppent des pauvres et dirigent le gouvernement. Beatrice a 16 ans et est la fille d'un leader Altruiste. Or, c'est â l'âge de 16 ans que tous les jeunes gens doivent choisir leur faction, selon leur personnalité et un test de discernement. Mais Beatrice se découvre Divergente lors du test, ce qui signifie qu'elle présente des aptitudes pour plusieurs factions à la fois. Or les leaders traquent les divergents, considérés comme une menace pour le système. Après avoir finalement choisi les Audacieux, Beatrice, toujours en danger à cause de sa divergence, sera confrontée à un entraînement très difficile dans une ambiance de méfiance et de compétition poussée à l'extrême, alors même que les Érudits tentent de reverser le gouvernement Altruiste...

Mon avis
   Je ne voudrais pas me répéter, c'est pourquoi je ne parlerai pas du scénario, qui est à proprement parler l'intrigue du livre. En effet, et c'est une bonne chose, le film est globalement fidèle au roman, que j'avais d'ailleurs plutôt apprécié. Il correspond à peu près à ce que je m'étais imaginé.
   On y remarque de bons effets spéciaux, un jeu d'acteurs correct.
   En revanche, j'ai trouvé (mais le détail est minime) que le passage de l'entraînement de Tris et son ambiance de suspicion et de peur que j'avais trouvée intéressante dans le roman avait  été plutôt délaissé au profit de scènes d'action certes spectaculaires, et de la romance de Beatrice avec son entraîneur Quatre (Theo James), vraiment cliché et gnan-gnan.
   La scène de la tyrolienne est particulièrement réussie, je trouve.
   En bref, j'ai passé un assez bon moment devant ce film divertissant et somme toute sympathique. Je ne saurais trop recommander de lire le livre avant de le voir.

Mon verdict
   4/5, divertissant.


   Je ne résiste pas à l'envie de poster, en plus de l'habituelle affiche du film, une parodie de celle-ci assez facile mais plutôt amusante:


mercredi 3 septembre 2014

In English - Veronica Roth - Divergent

   So I am back from holidays... That is why from now on I will post an article once a week during the week-end. Here is an article about the last book I read during the holidays, and since the original language is English, I am writing the article in English. I hope my English is correct...

Title: Divergent
Author: Veronica Roth
Genre: Young Adult book - Dystopia - Adventure
Year: 2011
Country: USA

Plot
   Beatrice Prior lives in Chicago in a dystopian world where society is divided into five factions. Erudite are the researchers, the scientists, the doctors, they ard the most intelligent people. Amity are the farmers, they are the most peaceful. Dauntless, the brave, are the police; Abnegation, the selfless, take care of the poor and rule the city, while Candor, the honest, are the judges. Each faction has its leaders, values, neighborhoods and citizens who stay in their faction during their whole life. Some people aren't in any faction, they are factionless, poor and rejected. Every year, all sixteen-year-old boys and girls must have a test which determines their their faction, based on their personality. Tris is an Abnegation leader's daughter. She is sixteen and when she has the test, she is told to be Divergent, that is to say she is all the factions at the same time, and that the police hounds Divergents. She must be careful. She chooses to be Dauntless because their passionate and free life has always appealed to her. But before she can become a Dauntless, she has to pass some other tests, learn how to fight, and live during monthes in a very hard competition atmosphere, while Erudite are stiring up a plot against Abnegation to rule the town. Will she be able to become an Dauntless without anybody discovers she is a Divergent ? Will she manage to thwart Erudite's plot ? Read the book and you will know !

My opinion
    First of all, I find the plot quite good, even though I personnally think that dividing society into personnality-based factions is a bad idea: nobody on earth can fit into a predefined personnality. Each person is unique and this is what makes this world's richnesss. And I didn't understood why leaders hounded Divergents: they are so powerful, why don't they use them ? To my mind, the dystopia is not really logic. And something bothered me: at a certain point in the storyline, she comes into a building. She is said to wear a skirt. But when she comes out, she is wearing jeans ? Maybe I seem pernickety, but I still don't understand.
  Nevertheless, the story is compelling and the characters are quite endearing. I really couldn't stop reading ! There is not too much action, there is also a bit of psychology in this novel. The romance between Beatrice and Four, her trainer, is clumsily, but still touchingly told.
   There comes the most important point, to my mind: the style. And the style is not good. This book is not what I call litterature. Litterature involves a certain kind of suggestion power, stylistic devices, beautiful sentences. I personnally think that Beauty, and I wrote it with a capital letter, is the most important. I read because I am particularly sensitive to the beauty of writing. And the writing is not beautiful in this book. This is why, if, by reading you are searching shudder, if you like captivating adventure novels, read it. It is a good adventure novel. But if, like me, writing is what matters to you, avoid this book. It would be a waste of time. After all, each reader has his favorite kind of books. Thank goodness !

To conclude
   3,5/5, rather good

   Don't hold it against me if I criticized the number one bestseller... I tried to give honestly my opinion about this novel. I also read Insurgent and saw the Divergent movie. I will try to write an article about both because there is a lot to say.
   Anyway, I miss litterature's immortal classics, now that I am not on holiday anymore,  this is why I have planned to read Sentimental Education by Flaubert.
   Please don't forget to leave a comment down below, let me know if you agree or not.
   You can also go check out myTwitter account for some updates.

mercredi 27 août 2014

Le Prénom - Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte

  Voici une petite critique de ce grand succès français. Il m'avait été conseillé par deux personnes différentes de ma famille et j'avais donc hâte de pouvoir juger par moi-même. C'est maintenant chose faite...

Titre: Le Prénom
Genre: comédie
Réalisateurs: Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte
Avec: Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Guillaume de Tonquédec, Charles Berling
Année: 2012
Pays: France

Résumé
    Pierre et Elizabeth Garraud, tous deux professeurs de littérature, décident d'organiser un dîner familial dans leur appartement parisien. Ils doivent y ré unir Vincent Larchet, frère d'Élizabeth, agent immobilier fortuné, sa femme Anna, enceinte de quelques mois, et Claude Gatignol, joueur de Trombone un peu efféminé et ami d'enfance d'Élizabeth. Mais le dîner tourne mal quand Vincent, qui plaisante volontiers, décide de faire croire à l'assemblée qu'il veut appeler son fils Adolphe. Non, pas comme Adolf Hitler, mais comme le héros de Benjamin Constant. Il déclenche néanmoins un tollé général qui tourne au conflit, et même à la révélation de secrets de famille...

Mon avis
   Le film est en fait adapté d'une pièce de théâtre, jouée par les mêmes acteurs. Cela suppose donc une unité de temps, celui de la soirée du dîner, et de lieu, l'appartement de Pierre et Élizabeth, ainsi qu'un nombre restreint de personnages. Cela aurait pu être pénalisant, mais les réalisateurs ont su transformer ces défauts potentiels en atouts. En cela, le film m'a fait penser à Douze hommes en colère, film extraordinaire de Sydney Lumet avec Henry Fonda, lui aussi adapté d'une pièce de théâtre.
   Tout d'abord, les personnages. Leur nombre réduit sert leur développement. En effet, chaque protagoniste de l'intrigue a un caractère précis, travaillé, mais tout en nuance et en finesse. Certains cachent même des facettes insoupçonnées... Le jeu excellent des acteurs sert d'ailleurs cette évocation des personnages.
   Ensuite, ce qui est plutôt important pour une comédie, le comique est toujours présent grâce aux quiproquos, aux rebondissements inattendus et aux situations amusantes, ainsi qu'à la caricature, légère et gentillette, des bobos parisiens.
   Les seuls petits défauts du film sont, à mon avis, le jeu de Judith El Zein (Anna), pas transcendant, dont le personnage est d'ailleurs un peu pâle; et la fin trop précipitée et "bisounours". Mais ce film reste cependant excellent, drôle, bien joué, jamais prévisible. Je le reverrais donc volontiers. Mention spéciale au générique, très original.

Mon verdict
   4/5, très divertissant