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dimanche 6 juillet 2014

Film - 100% Cachemire - Valérie Lemercier

   Me revoilà pour ma deuxième analyse de film: je vous présente 100% Cachemire, réalisé par Valérie Lemercier.
   En fait, je voulais voir Her, mais comme ma médiathèque ne l'avait pas, je me suis rabattue sur ce film, dont je ne savais presque rien. Ayant lu des critiques plutôt négatives, je n'attendais rien d'extraordinaire mais espérais passer un bon moment...

Titre: 100 % Cachemire
Réalisatrice: Valérie Lemercier
Avec: Valérie Lemercier, Gilles Lellouche, Bruno Podalydès, Marina Foïs
Année de sortie: 2013
Genre: comédie

Résumé
   Aleksandra et Cyrille forment un couple aisé de bourgeois parisiens: elle est directrice du magazine Elle, lui est galeriste. Ils ont tout, sauf un enfant. C'est pourquoi ils décident d'adopter un petit Russe. Alekseï, 7 ans, débarque ainsi dans leur vie. Mais il y a un hic: l'enfant est muet, capricieux, insupportable et leur donne bien du fil à retordre. Aleksandra, à cause de lui, est très gênée dans sa vie professionnelle et son image de directrice despotique mais rigoureuse et élégante est sérieusement écornée, si bien que son poste risque de lui échapper. De plus, elle a du mal à s'attacher à l'enfant, qui accumule les bêtises et les méchancetés...

Mon avis
   Selon moi, le film a plusieurs défauts. Tout d'abord, et c'est ce qui m'a le plus gênée, le scénario manque de clarté et est plus que confus. Honnêtement, j'ai eu du mal à me repérer dans les méandres tortueux de cette histoire d'adoption. Certains dialogues  reposent un peu trop sur le non-dit. On se demande ce que viennent faire là-dedans les personnages secondaires et leurs histoires, mal joués et de peu d'intérêt. 
   Ensuite, le thème riche de l'adoption n'a pas été assez exploité. Le film oscille entre comédie conjugale, comédie sur le monde du travail, sur l'enfance et l'adoption, si bien que chaque pan de l'histoire est traité à moitié. Je me suis interrogée tout le long du film sur le rôle du personnage de l'amant d'Aleksandra, qui honnêtement n'a pas une grande utilité. A l'inverse, la scène pendant laquelle Cyrille apprend que sa maîtresse est enceinte de lui, et donc qu'il peut être père, est filmée à la va-vite, et pas de nouvelles plus tard dans le film... Je suis donc restée sur ma faim.
   Une dernière chose m'a agacée: la scène finale est assez niaise, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, c'est la réconciliation générale ( on n'a d'ailleurs pas les phases de cette réconciliation) et la toute dernière scène est franchement ridicule et n'a aucun sens : le père demande à Alekseï de casser une carafe (?) et de nettoyer ensuite les débris (re ?). Déjà ce n'est pas très éducatif, ou alors nous n'avons pas les mêmes principes d'éducation, ensuite c'est stupide et le pauvre enfant doit bien se demander le pourquoi et le comment d'un tel geste ???
   Enfin, l'humour est parcimonieux, ce qui est ennuyeux pour une comédie... De plus, Valérie Lemercier ne m'a pas éblouie.

Mon verdict
   2/5, confus

Sur le thème des adultes découvrant les contraintes que nécessite le fait de s'occuper d'un enfant, j'ai trouvé Trois hommes et un couffin, de Coline Serreau, bien meilleur, plus drôle, mieux construit et plus développé.

mercredi 2 juillet 2014

François Cheng - L'éternité n'est pas de trop

   Trois semaines que je n'ai rien écrit... Je m'excuse, je m'excuse, cette fois je dépasse les bornes. Il est vrai que j'ai eu un mois de juin très chargé, entre une semaine de stage et un oral de Français à réviser... Je n'ai même pas eu le temps de lire, c'est dire. Je m'excuse, mais je viens vous annoncer que cet été j'aurai du mal à poster un article par semaine, j'aurai donc, je pense un rythme irrégulier, certaines semaines je posterai plus, d'autres moins. Je vous conseille donc de vous inscrire à la newsletter ou de me suivre sur twitter pour être tenus au courant de la parution des articles.
   Mon twitter:https://mobile.twitter.com/agirlfromfrance
   Je vous présente ici un livre que j'ai reçu à la fin de l'année scolaire.

Titre:  L'Eternité n'est pas de trop
Auteur: François Cheng
Genre: roman
Année de parution: 2002
Pays: France - Chine ( Le roman est écrit en français par un auteur d'origine chinoise)

Résumé
   Alors que l'empire des Ming va à vau-l'eau, Dao-Sheng, Chinois d'une cinquantaine d'années, entreprend un voyage qui le mènera dans un village qu'il a connu pendant sa jeunesse. Sans être moine taoïste, Dao-Sheng a tout de même bénéficié de leurs savoirs et pratique la médecine et la divination. Mais ce n'est pas une simple nostalgie qui l'attire dans cette ville: alors qu'il y était jeune musicien, il y avait croisé, lors d'une fête, le regard d'une jeune fille, Lao-Ying, à laquelle il n'a cessé de penser. Il s'était alors fait battre par un hobereau de l'endroit qui avait pris ombrage de ses trop répétés coups-d'oeil du côté des femmes, et l'avait envoyé au bagne. Après son installation au monastère de l'endroit, il entreprend de se renseigner sur elle. Elle est bien ce qu'il avait entrevu dans son regard: c'est une femme bonne, pieuse et charitable, douée d'une grande sensibilité. Malheureusement, elle a été justement mariée au jeune homme qui avait été cause de tous les malheurs de Dao-Sheng; vieillissant et paralysé, c'est un homme aigri, qui délaisse Lao-Ying, a pris des concubines, a commis nombre de méfaits. Ébranlée par deux fausses couches, Lao-Ying mène une vie triste de recluse. Dao-Sheng décide de se faire passe pour un mendiant pour avoir l'occasion de la voir chaque jour lors de sa distribution quotidienne de nourriture. Son amour pour elle est encore revitalisé quand il la soigne et la guérit après une maladie, qui lui permettra de se rapprocher d'elle...

Mon avis
   Le roman a été partout salué comme un Tristan et Iseut à la chinoise. Il est en effet empreint du même tragique que l'oeuvre médiévale; l'amour de Dao-Sheng et Lan-Ying est un fruit de la fatalité, comme la séparation infranchissable que le destin a placé entre les deux amants. Le schéma narratif est aussi, à peu de chose près, le même.
   Mais ce qui m'a beaucoup plu dans ce roman, c'est l'atmosphère si particulière que le narrateur réussit à créer. A l'image des personnages, elle est toute de poésie, de douceur, de suggestion, et met en place un cadre presque irréel. Les personnages sont tous deux dans l'attente, la patience, la soumission au destin. Dao-Sheng, à la fin du roman, parvient à aimer Lan-Ying d'un amour tel qu'il parvient à surmonter l'absence de l'aimée en ayant atteint avec Lan-Ying une communion parfaite entre leurs deux âmes si bien qu'il n'ont plus besoin de se voir pour s'aimer et être heureux. De là, d'ailleurs, le titre du roman.
   Ce qui peut paraître mièvre ou plat dans ma bouche ne l'est absolument pas dans le livre, d'une finesse exceptionnelle. J'ai pour cela beaucoup apprécié ce livre, par ailleurs très original malgré l'intemporalité du sujet.
   Quant au style de la narration, il est, à mon sens, plein de charme, de pudeur et très agréable à lire par sa beauté visuelle.

Mon verdict
   5/5; charmant





samedi 7 juin 2014

Albert Camus - L'Etranger

  Un article sur un grand classique de la littérature française du XXème siècle.

Titre: L'Etranger
Auteur: Albert Camus
Genre: roman
Année de publication: 1942
Pays: France

Résumé
   Dans l'Algérie française des années 40, un homme, Meursault, modeste employé, vient de perdre sa mère. Ce deuil ne semble pas l'affliger plus que ça puisque, le lendemain même, il prend pour maîtresse une jolie jeune femme, Marie. Lors d'un séjour chez un ami, Raymond, Meursault se trouve amené à tuer un Arabe, ennemi de Raymond, alors qu'il n'est pas en pleine possession de ses moyens. Il est alors arrêté, mis en prison, et a la sensation que sa vie lui échappe, sans paraître plus s'en préoccuper.

Mon avis
   Ce livre m'a beaucoup surprise, principalement à cause du personnage étrange et indéchiffrable de Meursault. L'insensibilité, le fatalisme de ce personnage somme toute ordinaire, ni bon ni mauvais, mais n'éprouvant presque aucun sentiment, m'ont frappée. Le personnage, qui est également narrateur, est accablé par le poids du destin, de la fatalité, de l'absurdité de la vie. Son absence totale d'espérance, qui ne va même pas jusqu'au désespoir profond, mais qui est mêlée d'une résignation indifférente, m'ont terrifiée. Meursault est un incompris (d'où le titre, L'Etranger); 
; les autres personnages veulent absolument faire de lui un monstre.
   Le thème principal du roman est donc le destin: pour un moment d'égarement, pour quelques gestes insignifiants comme avoir pris du café au lait devant le corps de sa mère morte alors qu'il la veillait, détail qui aura beaucoup de poids le jour de son procès, la vie de Meursault lui échappe, il est condamné. Meursault n'a pas eu de chance, quelques coïncidences fatales l'ont mené vers la mort. On pourrait rapprocher cette oeuvre de la nouvelle La Parure, de Maupassant, où l'on perçoit de la même façon la toute-puissance du destin.
   Quant au style, il est, je l'avoue, un peu déroutant, surtout par le recours quasi-systématique au discours indirect ou indirect libre, qui sert pourtant de façon admirable cette distanciation du personnage par rapport aux évènements qu'il vit.
 
Mon verdict
4/5; un admirable roman tragique

   Je ne résiste pas au plaisir de partager quelques citations, très connues d'ailleurs, mais tout à fait représentatives du roman:
"Aujourd'hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas." (Incipit du roman)
"Je n'avais pas fait telle chose alors que j'avais fait telle autre. Et après ? [...] Rien, rien n'avait d'importance et je savais bien pourquoi. Du fond de mon avenir, pendant toute cette vie absurde que j'avais menée, un souffle obscur remontait vers moi à travers des années qui n'étaient pas encore venues et ce souffle égalisait alors dans son passage tout ce qu'on me proposait alors dans les années pas plus réelles que je vivais."



dimanche 1 juin 2014

Rick Riordan - Héros de l'Olympe t.1 - Le Héros perdu

   Je m'excuse platement de n'avoir pas rédigé d'article plus tôt... J'ai été très occupée ces dernières semaines et le serait sans doute encore tout le mois de juin. J'ai quand même trouvé le temps de lire (encore) un livre de Rick Riordan.

Titre: Héros de l'Olympe tome 1: Le Héros perdu
Auteur: Rick Riordan
Genre: Fantasy
Année: 2011
Pays:  États-Unis

Résumé
   Trois nouveaux demi-dieux, Jason, fils de Zeus, Léo, fils d'Héphaïstos et Piper, fille d'Aphrodite, arrivent à la colonie des Sangs-Mêlés, en effervescence puisque Percy Jackson, son principal chef, a disparu. Mais ces demi-dieux ne sont pas comme les autres: Héra a volé tous les souvenirs de Jason; de plus, celui-ci parle latin et se sent romain. Léo détient le pouvoir exceptionnel de pouvoir créer et résister au feu. Piper est confrontée à un dilemme: son père Tristan McLean est prisonnier du géant Encélade qui exige d'elle qu'elle lui livre ses amis pour qu'il lui rende l'auteur de ses jours. C'est alors qu'une nouvelle quête est confiée aux trois amis: ils doivent délivrer Héra, prisonnière des Géants menés par une mystérieuse femme. Si celle-ci parvient à se réveiller, le monde connaîtra son anéantissement...

Mon avis
   Rien qu'à la lecture du résumé, vous pourrez vous apercevoir que ce livre n'est rien d'autre qu'un copier-coller de Percy Jackson. Le schéma narratif est exactement le même, on y rencontre un trio de héros équivalent. En somme, on recopie Percy Jackson en remplaçant vaguement quelques noms, en insérant des aventures de la même veine. Rick Riordan, après la série des Kane Chronicles, montre une fois de plus qu'il a du mal à se renouveler.
   Ce défaut pourrait être à la limite excusable, si la narration était entraînante et drôle. Hélas, toutes les péripéties sont prévisibles et le suspense est inexistant malgré toutes les tentatives du narrateur. Quant à l'humour, il n'est toujours pas au rendez-vous. Les scènes "romantiques" entre Jason et Piper sonnent faux, ne sont pas originales et arrivent mal à propos. Les personnages ne sont pas aussi attachants que les protagonistes de Percy Jackson et n'ont aucune nuance dans le caractère. Personnellement, je n'ai absolument pas saisi l'intérêt de rajouter toutes les références à l'Empire romain et au double aspect, romain et grec, des dieux.
   Le passage de la narration à la 1ère personne à celle d'un narrateur absent fait encore ressortir les faiblesses de l'écriture et du style; franchement, ce n'est pas fameux.
   Ce livre m'a donc beaucoup déçu; je pense que je ne lirai même pas les tomes suivants. Je ne le conseille pas, à moins de vouloir perdre un temps qui pourrait être bien mieux employé.

Mon verdict
   1/5; sans intérêt

Le lien vers mon article sur le premier tome de Percy Jackson (en anglais) ici
Kane Chronicles t.2 (en Anglais) Le Trône de feu

dimanche 18 mai 2014

Balzac - La Peau de chagrin

   J'ai eu longtemps, je ne sais pourquoi, une véritable prévention contre Balzac. J'avais lu Eugénie Grandet et Le Colonel Chabert, mais je n'avais pas vraiment accroché. Cependant, le thème de La Peau de chagrin me semblait prometteur, alors j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai entamé ce roman...

Titre: La Peau de chagrin
Auteur: Honoré de Balzac
Genre: roman
Date de publication: 1831
Pays: France

Résumé
   Alors qu'il était sur le point de se suicider à cause de sa pauvreté et de son désespoir, un jeune homme, Raphaël de Valentin, acquiert une peau mystérieuse qui accomplit tous ses désirs. Mais, symbolisant sa vie, elle rétrécit à chaque souhait. Lors d'un dîner, il entreprend de raconter à son ami Emile l'histoire de sa vie que cette peau magique va transformer. Élevé de manière très stricte par son père, il se retrouve à sa mort avec peu de ressources. Il décide alors de les utiliser en consacrant trois années de sa vie à la rédaction d'un traité scientifique. Mais une rencontre va l'arracher à cette vie austère: Rastignac le fait entrer dans le monde en lui présentant la comtesse Foedora. En effet, celle-ci est extrêmement riche et il pourrait gagner en la séduisant puis l'épousant le luxe pour lequel il se sent né. Raphaël se prend au jeu et tombe éperdument amoureux de la belle comtesse. Pour elle, il dépense jusqu'au dernier centime de ses maigres ressources, et va jusqu'à emprunter à sa pauvre logeuse et à son adorable fille Pauline pour réussir à tenir son rang dans le monde. Mais Foedora est indifférente à l'amour, elle se joue de ses admirateurs, et quand Raphaël lui avoue ses sentiments, elle le renvoie avec froideur et mépris pour sa misère. De dépit, Raphaël fait le projet de se suicider: Rastignac lui propose le suicide par la débauche et l'entraîne dans une vie dissolue. Après avoir revu Foedora, il veut à nouveau mourir, et c'est alors qu'il entre en possession de la Peau de chagrin. Il prendra alors conscience de son merveilleux et terrible pouvoir...

Mon avis
   Ce que j'ai le plus apprécié dans ce livre, c'est la faculté admirable chez Balzac de créer des atmosphères, comme celle de la salle de jeu ou du festin au début du roman, extrêmement réalistes. Les descriptions sont toujours très fouillées, si bien qu'il est très facile de visualiser leur objet. Evidemment, cela pourrait rebuter certains...
   L'analyse psychologique et l'étude des caractères ne sont pas négligés pour autant: Raphaël est un portrait magnifique de jeune romantique, la comtesse Foedora fascine, inquiète, et intrigue à la fois, et reste finalement énigmatique, pour Raphaël comme pour le lecteur.
   Mais le roman est avant tout un roman philosophique, et Balzac l'a voulu comme tel. Il offre une interrogation, une réflexion sur le pouvoir de la volonté, du désir et de la brièveté de la vie humaine, sur "le pouvoir et le vouloir". Cet aspect m'a également bien plu. A ma grande surprise, j'ai donc beaucoup apprécié ce roman qui m'a réconciliée avec Balzac !

Mon verdict
   4/5, magique par ses ambiances 

dimanche 11 mai 2014

In English - R.J. Palaccio - Wonder

   Here is a new article about a book I borrowed almost at random...

Title: Wonder
Author: R.J. Palaccio
Genre: Novel
Country: USA

Summary
   August is quite a special child. He has a genetically-transmitted disease that makes his face look deformed. He thinks that he is ugly, and every other child who sees him runs away, screaming. Even grown-ups are surprised. This is why he never went to school. But one day, his parents dcide to let him go to middle-school, because he cannot live all alone anymore. So he goes to Beecher Prep School. Unfortunately it is very hard for him. Nobody wants to sit next to him, or talk with him, or even touch him, except a boy whose name is Jack Will, and Summer, a really nice girl. He has to face bullying.

My opinion
   By reading the summary of the book, you could think it is really sad and depressing. But it is not at all like this. It let you go into the world of childhood, that can be really cruel, but has a kind of freshness. The thing is, most of the kids are mean, but they do not really mean it,and cannot help it, they are,in a certain way, innocent. There is a duality in these children.
   Second, the story is told by several children, such as August, his sister Via, his friends Jack and Summer... It is very interesting to have children's point of view, they regard things and social relationships in such a different way from grown-ups ! I really found August was so cute, and I enjoyed a lot these children's stories. Moreover the book is not sad nor sanctimonious; and the end is charming.
   The chapters are short so the book is easy to read. And I did not have trouble understanding, the English is easy to understand. Nevertheless, the only thing that bothered me is that one chapter iswritten without any capital letter. I wonder why (excuse me, that was a really bad pun...).
   I adored this book so much that I have already ordered it on Amazon.

To conclude
   5/5, amazing

I hope I have not made too many mistakes... I am currently reading The Magic Skin by Balzac (La Peau de Chagrin).




samedi 3 mai 2014

Tourgueniev - Premier Amour

  J'avais décidé de lire un bon vieux roman russe comme je les aime...

Titre: Premier amour
Auteur: Ivan Tourgueniev
Genre: court roman (ou longue nouvelle) d'apprentissage
Date de publication: 1860
Pays: Russie

Résumé
   Un jeune homme de seize ans, Vladimir Pétrovitch, tombe follement amoureux, avec toute la force d'un premier amour, d'une mystérieuse voisine nouvellement arrivée dans la région. Lorsqu'il a l'occasion de se rendre chez sa famille, il découvre que celle-ci, jeune femme de 21 ans à la beauté exceptionnelle, est entourée d'une vraie cour d'admirateurs et de soupirants de tous les âges, également fascinés, dont elle exige tout et n'importe quoi, au gré des caprices de son caractère fantaisiste. Le jeune homme ne manque pas de se joindre à eux; mais ses parents voit d'un mauvais oeil la passion qui l'anime: la famille de Zinaïda est pauvre et sa mère n'est pas de leur milieu. Zinaïda entretient des relations ambigües avec ses admirateurs, mais au bout de quelques temps Vladimir perd tout espoir en soupçonnant que Zinaïda aime ailleurs. Il se mettra alors en quête du rival...

Mon avis
   J'ai énormément aimé ce livre. Découvrir, grâce à une admirable analyse psychologique, le mécanisme de la passion amoureuse par les yeux d'un jeune homme, presque encore un enfant, m'a passionnée. Le personnage principal, par sa naïveté, sa fragilité et l'exaltation de sa jeunesse, est rendu proche et sympathique. Zinaïda, elle, est ambigüe, intrigue, agace. Sa personnalité est bien plus difficile à cerner, ce qui la rend très intéressante.
   La fin m'a surprise, mais elle ne m'a pas parue plaquée ou bancale, elle s'impose doucement, subrepticement, pendant tout le roman. Le livre est empreint d'une immense fraîcheur, tout à fait vrai.
   Le roman est extrêmement facile à lire, les chapitres sont courts, le style est magnifique. J'ai trouvé cet ouvrage délicieux, une vraie merveille, et le recommande sans hésiter, même à ceux que lire rebute.

Mon verdict
   4,5/5, délicieux