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dimanche 28 septembre 2014

Romain Gary - Les Cerfs-Volants

   Aujourd'hui j'aimerais vous présenter un livre que j'ai dû lire au lycée (et que je présenterai comme oeuvre complète au bac de Français...). Vous connaissez peut-être mon amour des lectures imposées... Ça a donné un beau gâchis l'année dernière... Vous pensez donc comme j'étais enthousiaste en ouvrant ce livre...

Titre: Les cerfs-volants
Auteur: Romain Gary (pseudonyme de Roman Kačev)
Genre: roman historique, roman d'amour
Date de parution: 1980
Pays: France

Résumé
L'histoire s'ouvre dans un petit village de Normandie, Cléry, en 1932. Le petit Ludo, orphelin de onze ans, vit chez son oncle Ambroise Fleury, facteur rural surnommé le "facteur timbré" par les habitants de Cléry en raison de sa passion pour la fabrication des cerfs-volants et de son pacifisme. Celui-ci l'élève en entretenant chez son neveu le don naturel des Fleury, la mémoire. Un après-midi, Ludo rencontre une petite fille un peu plus âgée que lui, une aristocrate polonaise au caractère fantasque, Lila Bronicka. Cette simple rencontre sera pour Ludo le début d'une grande passion amoureuse qui durera toute sa vie. Quatre ans plus tard, Ludo retrouve Lila, devenue jeune fille, qui passe ses vacances à Cléry avec son frère Tad, aux opinions marxistes, son ami Bruno, pianiste virtuose et son cousin allemand Hans qui sont tous deux subjugués par la jeune fille. Les cinq jeunes gens passeront des étés heureux à Cléry, entourant Lila dont le passe-temps favori est de rêver d'elle-même, de son avenir. Malgré la différence sociale qui les sépare, Lila tombe à son tour amoureuse de Ludo. Mais la Seconde Guerre Mondiale menace et troublera le bonheur de ces jeunes amants...

Mon avis
    Ce roman m'a beaucoup surpris. En effet, étant donné que j'ai horreur d'être obligée de lire un livre, je m'attendais à détester celui-ci. Pourtant, il n'en a pas été ainsi. Voilà pourquoi.
    D'abord, les personnages du roman sont tous attachants. Les sentiments de Ludo, le narrateur, sont admirablement rendus: sa jalousie vis-à-vis de Hans qui a la noblesse et la distinction qui lui manquent, son amour et sa fidélité pour ce personnage étrange et ambitieux de Lila, qui m'a un peu rappelé Zinaïda dans Premier Amour de Tourgueniev m'ont subjugué. Ambroise Fleury, son patriotisme, sa bonhommie et son originalité m'ont conquise. Le personnage haut en couleur de Marcellin Duprat, chef cuisinier haut en couleur du Clos Joli, le restaurant triplement étoilé de Cléry et haut lieu de la gastronomie française, m'a étonnée, amusée et suscité mon admiration pour l'idée qu'il a de la France.
    Le deuxième point fort de ce roman, c'est son aspect historique. En effet, la Seconde Guerre mondiale est une période de l'Histoire qui m'intéresse, mais sur laquelle tant de romans, bons comme médiocre, ont été écrits, et qui déchaîne encore certaines passions aujourd'hui, si bien que tout cela en fait un sujet difficile à traiter sans tomber dans la banalité ou le manichéisme, à mon avis. Ce roman est merveilleux, parce que ce roman est une ode à l'âme de notre France, représentée par la Résistance active de certains personnages comme par la Résistance culturelle menée par Marcellin Duprat, tout en n'occultant pas certains côtés plus sombres de l'après-Libération, comme l'épuration par exemple. De plus, ce roman n'est pas empreint d'un chauvinisme stupide, c'est une ode à ce qui a fait la grandeur de la France, son histoire, sa culture, sa gastronomie, à travers le thème de la mémoire, thème central du roman. Il m'a rappelé le film de Jean Renoir La Grande Illusion, car on y voit un général prussien amoureux de la France, et de la culture en général, luttant contre le nazisme.
    Le style de Romain Gary est magnifique, sobre mais rayonnant de vie et de beauté. Le livre est globalement facile à lire, il est passionnant et se lit d'une traite.
    J'ai donc absolument adoré ce livre, que je recommande chaudement, d'autant plus que je pense qu'il peut plaire à un très large public.

Mon verdict
    5/5, un merveilleux roman, hymne à la mémoire, à la culture et à la France.



mardi 23 septembre 2014

Veronica Roth - Insurgent (Divergent 2)

    So here is my article about Divergent 2. (The one about Divergent is here ).

Title : Insurgent
Author : Veronica Roth
Genre : Young Adult, sci-fi, adventure
Year : 2012
Country : USA

Summary
   Tris stopped the simulation that made the Dauntless kill the Abnegation. Now she is fleeing the Erudites with Four. She tries to take refuge by the Amity, but she is still in danger and manages to flee again. She is tracked by the new Dauntless police and has to be careful. She also has to deal with her memoris of her friend Will she was forced to kill. Tris is literally eaten up by remorse. But factionless found a leader, and now they have a goal: they want to abolish the factions system. Will Tris survive and make the good decision ?

My opinion
   First of all, I liked Divergent. I couldn't help reading further ! But Insurgent was for me a big disappointment.
   First, and that's not a good point, I barely can remember the plot. By the way, maybe you have noticed that my summary is very short. The only thing I remember from this book is that there are some fights. And more fights. And even more fights. I mean, I think it is fascinating when there is some adventure in a book. But, to my mind, an overdose of adventure can mean the book is boring. There is a point where you are completely lost. What does look like a fight the most than another fight ?
   Second, I thought psychology could have been much better. Remorse is an interesting theme. Tris does often feel remorse, but that's it: she just "feels", there is no analysis. Four (also known as Tobias)  is no important character anymore, to my mind.
   Last but not least, I found the final betrayal predictable.
   Besides, the writing is still awful.
   You might have understood that I didn't like this novel at all. I advise you not to read it, unless you really don't mind to waste your time.

To conclude 
   1/5, bad from all points of view.


dimanche 14 septembre 2014

Divergente (film) - Neil Burger avec Shailen Woodley, Theo James, Kate Winslet

   Comme j'ai écrit le billet sur  Divergente(le livre) en français, je déroge pour une fois à la règle en écrivant ce billet sur le film correspondant en français.

Titre: Divergente
Réalisateur: Neil Burger
Principaux acteurs: Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet
Genre: Science-fiction, action, dystopie, romance
Pays: États-Unis
Année: 2014

Résumé
   Dans un monde post-apocalyptique, la société en la ville de Chicago est divisée en cinq factions: les Audacieux, libres et volontaires, constituent l'armée et la police; les Sincères rendent la justice avec honnêteté; les Fraternels, toujours en paix, cultivent la terre, les Érudits sont chargés de la recherche et de l'innovation technologique, tandis que les Altruistes, pleins d'abnégation, s'occuppent des pauvres et dirigent le gouvernement. Beatrice a 16 ans et est la fille d'un leader Altruiste. Or, c'est â l'âge de 16 ans que tous les jeunes gens doivent choisir leur faction, selon leur personnalité et un test de discernement. Mais Beatrice se découvre Divergente lors du test, ce qui signifie qu'elle présente des aptitudes pour plusieurs factions à la fois. Or les leaders traquent les divergents, considérés comme une menace pour le système. Après avoir finalement choisi les Audacieux, Beatrice, toujours en danger à cause de sa divergence, sera confrontée à un entraînement très difficile dans une ambiance de méfiance et de compétition poussée à l'extrême, alors même que les Érudits tentent de reverser le gouvernement Altruiste...

Mon avis
   Je ne voudrais pas me répéter, c'est pourquoi je ne parlerai pas du scénario, qui est à proprement parler l'intrigue du livre. En effet, et c'est une bonne chose, le film est globalement fidèle au roman, que j'avais d'ailleurs plutôt apprécié. Il correspond à peu près à ce que je m'étais imaginé.
   On y remarque de bons effets spéciaux, un jeu d'acteurs correct.
   En revanche, j'ai trouvé (mais le détail est minime) que le passage de l'entraînement de Tris et son ambiance de suspicion et de peur que j'avais trouvée intéressante dans le roman avait  été plutôt délaissé au profit de scènes d'action certes spectaculaires, et de la romance de Beatrice avec son entraîneur Quatre (Theo James), vraiment cliché et gnan-gnan.
   La scène de la tyrolienne est particulièrement réussie, je trouve.
   En bref, j'ai passé un assez bon moment devant ce film divertissant et somme toute sympathique. Je ne saurais trop recommander de lire le livre avant de le voir.

Mon verdict
   4/5, divertissant.


   Je ne résiste pas à l'envie de poster, en plus de l'habituelle affiche du film, une parodie de celle-ci assez facile mais plutôt amusante:


mercredi 3 septembre 2014

In English - Veronica Roth - Divergent

   So I am back from holidays... That is why from now on I will post an article once a week during the week-end. Here is an article about the last book I read during the holidays, and since the original language is English, I am writing the article in English. I hope my English is correct...

Title: Divergent
Author: Veronica Roth
Genre: Young Adult book - Dystopia - Adventure
Year: 2011
Country: USA

Plot
   Beatrice Prior lives in Chicago in a dystopian world where society is divided into five factions. Erudite are the researchers, the scientists, the doctors, they ard the most intelligent people. Amity are the farmers, they are the most peaceful. Dauntless, the brave, are the police; Abnegation, the selfless, take care of the poor and rule the city, while Candor, the honest, are the judges. Each faction has its leaders, values, neighborhoods and citizens who stay in their faction during their whole life. Some people aren't in any faction, they are factionless, poor and rejected. Every year, all sixteen-year-old boys and girls must have a test which determines their their faction, based on their personality. Tris is an Abnegation leader's daughter. She is sixteen and when she has the test, she is told to be Divergent, that is to say she is all the factions at the same time, and that the police hounds Divergents. She must be careful. She chooses to be Dauntless because their passionate and free life has always appealed to her. But before she can become a Dauntless, she has to pass some other tests, learn how to fight, and live during monthes in a very hard competition atmosphere, while Erudite are stiring up a plot against Abnegation to rule the town. Will she be able to become an Dauntless without anybody discovers she is a Divergent ? Will she manage to thwart Erudite's plot ? Read the book and you will know !

My opinion
    First of all, I find the plot quite good, even though I personnally think that dividing society into personnality-based factions is a bad idea: nobody on earth can fit into a predefined personnality. Each person is unique and this is what makes this world's richnesss. And I didn't understood why leaders hounded Divergents: they are so powerful, why don't they use them ? To my mind, the dystopia is not really logic. And something bothered me: at a certain point in the storyline, she comes into a building. She is said to wear a skirt. But when she comes out, she is wearing jeans ? Maybe I seem pernickety, but I still don't understand.
  Nevertheless, the story is compelling and the characters are quite endearing. I really couldn't stop reading ! There is not too much action, there is also a bit of psychology in this novel. The romance between Beatrice and Four, her trainer, is clumsily, but still touchingly told.
   There comes the most important point, to my mind: the style. And the style is not good. This book is not what I call litterature. Litterature involves a certain kind of suggestion power, stylistic devices, beautiful sentences. I personnally think that Beauty, and I wrote it with a capital letter, is the most important. I read because I am particularly sensitive to the beauty of writing. And the writing is not beautiful in this book. This is why, if, by reading you are searching shudder, if you like captivating adventure novels, read it. It is a good adventure novel. But if, like me, writing is what matters to you, avoid this book. It would be a waste of time. After all, each reader has his favorite kind of books. Thank goodness !

To conclude
   3,5/5, rather good

   Don't hold it against me if I criticized the number one bestseller... I tried to give honestly my opinion about this novel. I also read Insurgent and saw the Divergent movie. I will try to write an article about both because there is a lot to say.
   Anyway, I miss litterature's immortal classics, now that I am not on holiday anymore,  this is why I have planned to read Sentimental Education by Flaubert.
   Please don't forget to leave a comment down below, let me know if you agree or not.
   You can also go check out myTwitter account for some updates.

mercredi 27 août 2014

Le Prénom - Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte

  Voici une petite critique de ce grand succès français. Il m'avait été conseillé par deux personnes différentes de ma famille et j'avais donc hâte de pouvoir juger par moi-même. C'est maintenant chose faite...

Titre: Le Prénom
Genre: comédie
Réalisateurs: Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte
Avec: Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Guillaume de Tonquédec, Charles Berling
Année: 2012
Pays: France

Résumé
    Pierre et Elizabeth Garraud, tous deux professeurs de littérature, décident d'organiser un dîner familial dans leur appartement parisien. Ils doivent y ré unir Vincent Larchet, frère d'Élizabeth, agent immobilier fortuné, sa femme Anna, enceinte de quelques mois, et Claude Gatignol, joueur de Trombone un peu efféminé et ami d'enfance d'Élizabeth. Mais le dîner tourne mal quand Vincent, qui plaisante volontiers, décide de faire croire à l'assemblée qu'il veut appeler son fils Adolphe. Non, pas comme Adolf Hitler, mais comme le héros de Benjamin Constant. Il déclenche néanmoins un tollé général qui tourne au conflit, et même à la révélation de secrets de famille...

Mon avis
   Le film est en fait adapté d'une pièce de théâtre, jouée par les mêmes acteurs. Cela suppose donc une unité de temps, celui de la soirée du dîner, et de lieu, l'appartement de Pierre et Élizabeth, ainsi qu'un nombre restreint de personnages. Cela aurait pu être pénalisant, mais les réalisateurs ont su transformer ces défauts potentiels en atouts. En cela, le film m'a fait penser à Douze hommes en colère, film extraordinaire de Sydney Lumet avec Henry Fonda, lui aussi adapté d'une pièce de théâtre.
   Tout d'abord, les personnages. Leur nombre réduit sert leur développement. En effet, chaque protagoniste de l'intrigue a un caractère précis, travaillé, mais tout en nuance et en finesse. Certains cachent même des facettes insoupçonnées... Le jeu excellent des acteurs sert d'ailleurs cette évocation des personnages.
   Ensuite, ce qui est plutôt important pour une comédie, le comique est toujours présent grâce aux quiproquos, aux rebondissements inattendus et aux situations amusantes, ainsi qu'à la caricature, légère et gentillette, des bobos parisiens.
   Les seuls petits défauts du film sont, à mon avis, le jeu de Judith El Zein (Anna), pas transcendant, dont le personnage est d'ailleurs un peu pâle; et la fin trop précipitée et "bisounours". Mais ce film reste cependant excellent, drôle, bien joué, jamais prévisible. Je le reverrais donc volontiers. Mention spéciale au générique, très original.

Mon verdict
   4/5, très divertissant



 

vendredi 22 août 2014

Kafka - La Métamorphose

   Me voilà de retour avec une nouvelle cette fois. J'ai de nombreux sujets de billets en attente, deux films et un livre, j'essaierai de poster dans peu de temps.

Titre: La Métamorphose
Auteur: Franz Kafka
Genre: nouvelle fantastique
Date de publication: 1915
Pays: Autriche-Hongrie

Résumé
   Grégoire Samsa est un jeune commis voyageur qui subvient aux besoins de sa famille. Un matin, il se réveille dans le corps d'une sorte d'insecte monstrueux. Bien sûr, il est en butte à des problèmes d'ordre pratique, puisque son grand corps invertébré se révèle difficile à mouvoir. Mais la réaction de sa famille est ce qui l'affecte le plus: il les répugne, et ses parents et sa soeur lui sont d'autant plus hostile qu'il ne rapporte plus la paie nécessaire à la survie matérielle de la famille. Au début, seule sa soeur s'occupera de lui avec un peu de sollicitude, puis sa mère, mais Grégoire sera finalement vite rejeté par les siens.

Mon avis
   Cette nouvelle fantastique est finalement plutôt une nouvelle allégorique, ayant pour thème l'exclusion et le rejet que provoque la différence. En effet, Grégoire est vite mis à l'écart et déconsidéré par toute sa famille qui se montre absolument odieuse à la fin de la nouvelle. L'empathie du lecteur pour le personnage principal est donc importante.  Cette exclusion de la part de sa famille et le dégoût qu'il suscite pousseront même Grégoire, je pense, à la perte de sa dignité et à l'oubli même de son humanité. En cela l'allégorie est remarquable, d'autant plus qu'elle est appuyée par la narration.
   En effet, toute la nouvelle est empreinte, malgré le côté mystérieux et obscur du fantastique de la métamorphose de Grégoire (d'ailleurs jamais décrit dans la nouvelle, et dont on imagine seulement l'aspect repoussant), d'un certain réalisme dans l'évocation des personnages, des lieux, des actions. L'humour se fait même sentir lors de la description du père, vieux commis de banque si fier de son uniforme de travail qu'il en devient ridicule. 
   J'ai également remarqué que les pensées et impressions du héros ne sont finalement presque pas rapportées. Certains pourraient trouver cela gênant. Pour ma part, je trouve que ce procédé permet d'éviter à ce récit de tomber dans le pathos, tandis que l'allégorie, elle, gagne en force de part la suggestion de l'intériorité de Grégoire, adresse à l'imagination du lecteur.
   J'ai trouvé le style de Kafka très agréable à lire. Cette nouvelle faisait partie d'un recueil sur lequel je voulais initialement écrire ce billet. J'ai lu deux autres nouvelles, Le verdict et Le nouvel avocat qui m'ont semblé tellement obscures que j'ai renoncé. Je crains de n'avoir pas la maturité suffisante pour saisir toutes les allégories présentes dans ces nouvelles, même pour La métamorphose où elle était plus évidente. Dans quelques années peut-être... Pour l'instant, je crois que je vais momentanément abandonner Kafka. 

Mon verdict
   3/5, allégorie juste




samedi 16 août 2014

Abbé Prévost - Manon Lescaut

   Décidément je tiens mes promesses de poster à une cadence irrégulière pendant l'été... Il est vrai que ma vitesse de lecture dépend beaucoup du livre que je suis en train de lire. J'ai cependant mis à profit ce temps pour regarder des blogs de lecture. Je peux vous en conseiller un, qui offre des avis détaillés et pleins d'humour, la section sur les classiques m'a donné quelques idées de lecture. Je ne peux que vous encourager à y jeter un coup d'oeil:Les lectures de Cécile

Titre: Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut
Auteur: Abbé Prévost
Genre: roman d'amour, roman-mémoires
Date de publication: 1731
Pays: France

Résumé
   Le chevalier des Grieux, jeune homme naïf et inexpérimenté, tombe subitement amoureux d'une charmante jeune fille rencontrée fortuitement. Entrainé par son amour passionné pour elle, il va jusqu'à s'enfuir avec elle à Paris pour la délivrer du couvent dans lequel ses parents l'envoient contre son gré. Hélas, la vie avec sa maîtresse, qui a pour nom Manon Lescaut, deviendra vite épineuse. En effet, la jeune fille, d'un caractère cependant bon et affable, pleine de tendresse pour le chevalier, a un caractère inconstant et volage. De plus, elle ne supporte pas la pauvreté dans laquelle les deux jeunes gens sont obligés de vivre. Des Grieux, pour son amour et malgré ses infidélités, ira jusqu'à perdre tout sens de l'honneur.

Mon avis
   Selon moi, le thème du roman est la puissance dévastatrice de l'amour sur un homme pourtant inexpérimenté. En effet, des Grieux, pour l'amour de Manon, s'abaisse à commettre des actions viles et malhonnêtes, comme la trahison, l'escroquerie ou la triche au jeu, uniquement motivé par la peur de perdre celle qu'il aime. Naïf et aveuglé par sa passion, il commet des actes sans aveu pour l'amour d'une personne qui n'en vaut, à mon avis, pas la peine. Malgré ses grandes protestations de tendresse, Manon rend bien mal sa fidélité au chevalier qui lui a tout sacrifié, famille, fortune et honneur.
   Pourtant Manon ne m'a pas semblé détestable, antipathique, elle est seulement affligé d'une légèreté de caractère qui la rend malheureuse et détruit la vie de son amant.
   Ce roman décrit donc avec finesse l'esclavage de la passion, et esquisse des portraits plutôt justes psychologiquement, à travers le regard rétrospectif et plus mûr du Chevalier plus âgé.
   Cependant, je ne cache pas que j'ai mis quelque temps à terminer la lecture de ce livre. En effet, je n'ai pas accroché avec le style de l'abbé Prévost, qui use et abuse du discours rapporté au style indirect. Cette forme sied au genre des mémoires, mais le récit perd en force et vivacité.

Mon verdict
   3/5 pour ce roman sur l'amour comme motivation